3ème partie : les retrouvailles
Même jour,
Hôpital local,
12h00
C : Alors Docteur, comment va-t-il ?
Doc : Pas très bien, j’en ai peur. Nous avons pu extraire la balle sans dommage et elle n’a touché aucun organe vital. Malheureusement, l’Agent Gibbs a perdu énormément de sang et il est tombé dans le coma.
C : (S’asseyant) Et est-ce qu’il… est-ce qu’il va s’en sortit ?
Doc : Je ne peux pas me prononcer pour l’instant. Les prochaines 24 heures seront décisives.
O : Docteur, est-ce que son état est assez stable pour le faire transférer ?
Doc : Oui, mais je préfèrerai attendre demain.
O : Très bien, merci.
T : On peut aller le voir ?
Doc : Je n’y vois pas d’inconvénient. Par contre je ne vous demanderai de ne pas rester trop longtemps tous ensemble. Un seul d’entre vous pourra rester pour la journée.
A : Merci Docteur.
Doc : De rien. Si vous avez besoin de moi n’hésitez pas à me faire appeler.
Lendemain,
Hôpital local,
Chambre 610
9h00
Calleigh avait passé toute la nuit et la journée de la veille à veiller Gibbs. Elle venait juste de se réveiller et n’avait constaté aucune amélioration.
C : Papa, j’t’en pris, réveille toi. J’ai besoin de toi. Depuis que je suis toute petite je ne rêve que d’une chose c’est d’être avec toi. Et aujourd’hui que c’est possible voilà qu’il faut que tu te retrouves à l’hôpital entre la vie et la mort. J’t’en pris fais un effort. J’ai déjà perdu ma mère, ma mère adoptive, Josh et maintenant Kate. Je ne veux pas te perdre toi aussi. Aller, réveille toi !
G : (Faiblement) Hé, c’est moi qui donne les ordres d’habitude.
C : (Souriant) Excusez-moi Agent Gibbs, mais je n’ai trouvé que ce moyen pour vous faire revenir !
G : On revient au vouvoiement Agent Grant ?
C : Vous … tu … Vous avez entendu ?
G : (Caressant son visage) Tout ce que tu as dit ma chérie.
C : Oh papa !
Ils furent interrompus à ce moment là par l’arrivée du médecin.
Doc : Je vois que vous avez repris connaissance Agent Gibbs. Alors, comment vous sentez-vous ?
G : Mis à part le fait que j’ai un marteau-piqueur dans le crâne, je me sens en pleine forme !
Doc : Bon, je vais quand même vous faire passer quelques examens pour être sûr que tout va bien.
C : Je vais vous laisser. Je vais prévenir les autres, je reviendrai plus tard dans la journée.
2 semaines plus tard,
Maison de Gibbs
Washington DC
Les médecins avaient autorisé Gibbs à sortir de l’hôpital trois jours après l’accident à la condition qu’il prenne au moins deux semaines de repos. Ce dernier avait accepté de mauvaise grâce qu’après avoir confié à sa fille le soin de poursuivre la traque d’Ari Haswari. Gibbs était dans son sous-sol à travailler sur son bateau lorsqu’il sentit un regard pesé sur lui. Il releva brusquement la tête et vit que Calleigh l’observait appuyée sur la rambarde.
C : Bonsoir.
G : Salut. Ca fait longtemps que tu es là ?
C : (Le rejoignant) Quelques minutes. J’aime bien te regarder travailler. Ca me rappelle quand j’étais petite.
G : Tu adorais venir ici. Tu disais à ta mère « je veux faire comme papa », alors je te prenais dans mes bras et tu t’amusais à poncer.
C : Je me souviens que maman n’aimait pas trop que je joue avec tes outils, elle disait que c’était trop dangereux.
G : Et elle n’avait pas tort puisqu’un jour tu as fini par te couper assez sérieusement.
C : J’en ai d’ailleurs toujours une cicatrice.
G : Au fait, pourquoi es-tu venue ? Je suppose que ce n’est pas pour me regarder travailler.
C : Non, je suis venue pour te remercier.
G : De quoi ?
C : De m’avoir sauvé la vie.
G : De quoi tu parles, je ne comprends absolument rien ?
C : La balle que tu as reçue ne t’était pas destinée.
G : Attends, tu es en train de me dire que c’est toi qui était visée ? Donc ce n’était pas Haswari ?
C : Non, c’était David. Il avait réussi à s’évader de Leavenworth et il tenait absolument à me faire payer ma « trahison ».
G : Vous l’avez attrapé ?
C : Il est mort. Quand il a vu qu’on venait pour l’arrêter il a préféré se jeter par la fenêtre.
G : Ce n’est peut-être pas plus mal après tout. Au moins tu seras tranquille maintenant.
C : Oui. Mais la mort est encore une trop bonne chose pour lui. J’aurais préféré le voir croupir en tôle jusqu’à la fin de ses jours le salaud !!
G : (Préférant changer de sujet) Au fait, vous en êtes où de l’affaire Aswari ?
C : Nul part, c’est comme si ce mec n’avait jamais existé ! Mais ne t’inquiète pas, on continue à chercher. D’ailleurs notre nouvelle directrice nous envoie du renfort. Un agent de liaison du Mossad doit arriver lundi pour nous aider.
G : Juste le jour où je suis censé reprendre la direction de cette enquête. Et je suppose qu’on n’a pas d’autre choix que d’accepter ?
C : Non, je ne crois pas. Mais vu que tu as l’air de bien t’entendre avec Shepard tu peux toujours essayer de lui demander !
G : (Riant) Tu ne serais pas un peu jalouse par hasard ?
C : Moi ? Je ne vois pas pourquoi ! Aux dernières nouvelles je n’étais pas ta femme mais ta fille ! Et puis je dirai que c’est plutôt elle qui est jalouse !
G : Qu’est-ce qui te fais dire ça ?
C : Je ne sais pas mais depuis qu’elle sait que je te connais, elle a une attitude bizarre envers moi.
G : Ca ne m’étonne qu’à moitié. Jen a toujours été d’un naturel assez possessif !
C : (L’embrassant) Bon, je dois te laisser, j’ai un rendez-vous.
G : Je le connais.
C : Oui, mais je ne te dirai pas qui c’est !
G : Pourquoi ?
C : Parce que je crois que tu ne serai pas très enchanté ! Bon, faut vraiment que je file ! A lundi !
G : A lundi ma chérie ! Et dit à cet idiot de DiNozzo qu’il a intérêt à bien se tenir s’il ne veut pas avoir affaire à moi !!!
C : Je lui dirai, promis !
Calleigh venait d’atteindre l’entrée lorsqu’on sonna à la porte. Comme elle était sur le point de partir, elle ouvrit et tomba nez à nez avec son supérieur.
C : Directrice !
J : Agent Grant, qu’est-ce que vous faîtes ici ?
C : Je suis venue faire mon rapport à l’Agent Gibbs. Et je pourrais vous poser la même question !
J : Je suis venue pour prendre de ses nouvelles.
C : Très bien. De toutes façons j’allais partir. Vous le trouverez au sous-sol. Bonne soirée.
Lundi 26/01
Qg du NCIS,
Washington DC,
8h30
J : Bon je vois que tout le monde est là. Je vous présente l’Officier Ziva David. Elle travail pour le Mossad et a été envoyée ici afin de nous aider à boucler l’enquête sur Ari Aswari.
G : Combien de temps restez-vous Officier David ?
Z : Aussi longtemps que le Mossad et votre gouvernement le jugeront nécessaire.
T : Qu’est-ce que notre gouvernement à avoir là dedans ?
Z : Je suis également officier de liaison, Agent … ?
T : DiNozzo ! Bon alors, bienvenue dans l’équipe !
J : Agent Grant, est-ce que je peux vous voir un instant ?
C : (surprise) Heu, oui, bien sûr.
J : Venez dans mon bureau.
¾ d’heure plus tard
G : Calleigh, qu’est-ce qui ce passe tu as l’air furieuse ?
C : Oui je le suis ! Pour la simple et bonne raison que je viens de me faire muter !
Tous : Quoi ?
C : (Amère) Avec l’arrivée de l’Agent David, notre chère directrice n’a pas jugée utile plus longtemps ma présence ici et a donc fait en sorte que je retourne à San Diego le plus rapidement possible !
G : Et quand es-tu censée arriver là-bas ?
C : Je suis attendue sur la côte Ouest dans deux jours !
T : Si vite ?
C : Mais je ne vais pas y aller ! Je viens de remettre ma démission à Shepard. J’ai l’intention de repartir demain pour Metropolis !
T : Quoi ? Mais tu peux pas faire ça !
C : Je suis désolée Tony.
G : En faisant ça tu lui donne raison !
C : Je sais mais je n’ai pas d’autre choix. Je ne retournerai pas à San Diego ! Encore une fois, je suis désolée ! Agent David, je ne vous en veux pas, d’ailleurs je vais vous donner un conseil : l’intégration ne va pas être facile mais battez-vous, cette équipe en vaut vraiment la peine ! (Se tournant vers les autres) J’ai été très heureuse de vous avoir rencontrés et d’avoir pu travailler quelques temps avec vous. J’espère qu’on se reverra. Adieu !
Mardi 27/01,
Quelque part au dessus du sol américain,
05h45
La plupart des passagers du vol 3005 à destination de Metropolis s’étaient endormis peut après le décollage seule une jeune femme restait éveillée, penchée sur la rédaction de plusieurs lettres.
Papa,
Je suis désolée d’être partie encore une fois comme une voleuse, mais je n’avais pas le choix. Rester à Washington m’était impossible après ce qui s’était passé dans le bureau de Shepard. Je te l’expliquerai peut-être un jour mais pas maintenant. J’aurais tellement aimé pouvoir rester plus longtemps, rattraper le temps perdu. C’est le destin qui nous a séparé il y a 16 ans et c’est encore lui qui nous sépare aujourd’hui. Je suppose donc que ce n’est pas notre destin d’être ensemble. Mais sache une chose, c’est le désir de retrouver mon père qui m’a fait entrer au NCIS et ce n’est pas maintenant que j’ai réalisé ce vœu que je vais renoncer à toi. Je serai toujours présente qui qu’il puisse arriver ! Si je rentre à Metropolis c’est pour prendre un nouveau départ. Je reviendrai à Washington lorsque je me sentirai prête à assumer mes responsabilités vis-à-vis de toi et de Tony et surtout lorsque j’aurai chassé tous mes démons. Ne t’en fais pas pour moi, je suis une grande fille maintenant, je saurai me débrouiller et puis je sais que j’ai quelqu’un sur qui compter en cas de problèmes.
Je t’aime
Ta fille, Kelly.
Elle relut sa lettre avant de la mettre sous enveloppe et d’attaquer la suivante.
Tony,
Ne m’en veut pas d’être partie comme ça, mais je t’avais prévenue dès le début, je ne suis qu’un courant d’air ! Tu m’as accepté telle que j’étais et je t’en remercie. Je sais que ce n’a pas dû être faciles tous les jours de supporter cette situation, surtout quand je suis partie il y a trois mois. Cette fois là tu m’as attendu car tu avais le sentiment que je reviendrai, mais aujourd’hui ce n’est pas le cas. Vis ta vie, sans moi. Je reviendrai peut-être, mais dans combien de temps, 6 mois, 6 ans, 10 ans … Je n’en sais rien. La seule chose que je sais c’est que j’ai passé avec toi les meilleurs moments de ma vie. Lorsque je suis arrivée au NCIS il y a quatre mois j’étais perdue, blessée, mais tu as su me redonner confiance en moi, comme tu as su me redonner confiance après la mort de Josh. Je te remercie pour tout ça et tu ne peux pas t’imaginer à quel point je te suis reconnaissante, mais aujourd’hui j’ai besoin de continuer seule ma route. Du moins pendant quelques temps. Un jour nos chemins se recroiseront et on pourra peut-être tenter de construire quelque chose, mais pour le moment il est trop tôt alors oublie moi et continue à être l’éternel « Serial lover » du groupe. Surtout ne change pas.
Pardonnes-moi, je t’aime,
Calleigh.
Des larmes roulaient à présent sur ces joues et une hôtesse s’approcha d’elle.
Hôtesse : Tout va bien Mademoiselle ?
C : Oui, très bien, je vous remercie. Est-ce que je pourrai avoir un verre d’eau SVP ?
Hôtesse : Je vous apporte ça tout de suite.
2 jours plus tard,
Qg du NCIS,
Washington DC,
9h00
Si quelqu’un était entré à ce moment dans les locaux du NCIS il aurait eu la surprise de voir un groupe d’agents assis à leur bureau, l’air anéanti, une feuille de papier posée devant eux. Calleigh avait en effet pris soin d’écrire à chacun de ses collègues et avait envoyé ses missives directement au NCIS.
J : Agent Gibbs est-ce que je peux vous voir dans mon bureau ? Tout de suite !
G : Jen, ce n’est pas le moment !
J : Tout de suite !
G : A vos ordres Madame le directrice ! (Une fois dans le bureau) Qu’est-ce que tu veux ?
J : Des explications !
G : Hein ?
J : (Lui tendant une lettre) Je viens de recevoir ceci. Je suppose que tu te doutes de qui ça vient ?
G : Oui et alors.
J : Lis. On en reparlera après.
Chère directrice,
J’espère que vous n’avez pas été trop déçu de voir que votre lamentable plan avait échoué et que je vous avais remis ma démission plutôt que de m’envoler pour San Diego. Mais soyez rassurée, je ne resterai pas pour autant à Washington, je pars dès aujourd’hui de Virginie pour revenir vers mes racines, je vous écris d’ailleurs de l’avion. Comme ça Jethro est tout à vous ! Mais si vous aviez pris le temps avant de me juger, vous auriez compris que les liens qui nous unissaient n’étaient pas ceux que vous croyiez. J’espère pour vous que vous comprendrez un jour, mais ne comptez pas sûr moi pour en apprendre plus, vous devrez le découvrir toute seule ! Je trouve dommage que l’on ai pas appris à mieux se connaître car je pense que vous êtes quelqu’un de bien, même si la jalousie obscurcie parfois votre jugement.
Calleigh Quinn.
J : Alors ? Quels sont ces liens qui semblent vous unir ?
G : Comme elle le dit dans sa lettre, tu dois le découvrir par toi-même Jen.
J : Est-ce que tu l’aimes ?
G : Oui je l’aime, mais pas de la façon dont tu le crois.
J : Alors c’est parfait ! Rendez-vous ce soir à 20h00.
G : (Se levant) Non Jen, c’est terminé. J’aurais probablement accepté si tu n’avais pas fait en sorte de renvoyer Calleigh à San Diego. Je ne supporte plus ta jalousie.
J : Jethro, attends !
G : Ne t’accroche pas Jen, passe à autre chose.
J : Tu ne peux pas faire ça, tu m’appartiens !
G : (Se retournant) Tu te trompe Jen, je ne t’ai jamais appartenu, même à Paris !
1 an plus tard,
Hôpital naval de Portsmouth,
Virginie,
10h00
A : Allez décroche ! Allez !
C : Allo ?
A : Calleigh, c’est Abby !
C : Salut Abby, comment vas-tu ?
A : Moi ça va. Mais j’ai quelque chose de très important à te dire. Je n’ai pas beaucoup de temps alors ne m’interromps pas stp !
C : Ok ! Je t’écoute.
A : Gibbs a eu un accident. Il est à l’hôpital naval de Portsmouth. Il vient de sortir du coma, le problème c’est qu’il a perdu la mémoire. Enfin, façon de parler. Il croit qu’on est en 1991. Du coup notre chère directrice en profite et là je viens d’entendre une conversation qui ne présage rien de bon. A priori Gibbs se souviendrait d’eux lorsqu’ils étaient à Paris !
C : Ok, Abby essaye de rester calme j’arrive dès que possible !
A : Fais vite !
C : Ne t’inquiètes pas. Abby ?
A : Oui ?
C : Merci de m’avoir prévenue !
Même jour,
14h00.
Calleigh et Abby venaient d’arriver à l’hôpital et cette dernière avait tout expliqué à la jeune femme dans les moindres détails. Au moment où elles arrivaient devant la chambre de Gibbs, Abby s’excusa auprès de Calleigh et tourna les talons. Celle-ci inspira un grand coup avant de frapper à la porte.
G : Entrez !
C : Bonjour Agent Gibbs.
G : Bonjour.
C : Je m’appelle Calleigh Quinn j’étais une de vos collègues.
G : Etais ?
C : J’ai démissionné il y a un an. Vous ne vous souvenez pas ?
G : (Réfléchissant) Non, je suis désolé.
C : Ca ne fait rien, je m’y attendais un peu.
G : Je peux vous poser une question ?
C : Allez-y.
G : Pourquoi êtes-vous venue si vous avez démissionné ?
C : Et bien disons que nous avions des relations un peu particulières. (Voyant qu’il s’apprêtait à dire quelque chose) Mais nous n’étions pas amants si c’est ce que vous vouliez savoir !
G : J’avoue que je n’y comprends pas grand-chose.
C : Pour faire simple, nous étions assez proche.
Ils furent interrompus à ce moment là par l’arrivée de l’ancien mentor de Gibbs.
M : Excusez-moi, je pensais que vous étiez seul. Je repasserai plus tard.
C : Non, non, restez, j’allais partir.
M : Je ne voudrais pas vous chasser.
C : Ne vous inquiétez pas, j’ai une course importante à faire. Au revoir Agent Gibbs, prenez soin de vous.
G : Au revoir.
1 heure plus tard,
Qg du NCIS.
T : (Surpris) Calleigh ?
C : Salut !
T : Qu’est-ce que tu fais là ?
C : Je viens d’apprendre pour Gibbs.
Mg : Vous êtes allez le voir ?
C : J’en sors.
T : Il se souvient de toi.
C : Non.
T : Tu comptes rester à Washington ?
C : Au moins le temps que Gibbs retrouve la mémoire. D’ailleurs à ce propos est-ce que tu pourrais me filer une photo de ce Pin-Pin Pula, j’aimerai voir ce que je trouve.
T : Je veux bien, mais ça va faire un mois qu’on bosse là-dessus et on a rien. On a plus que quelques jours alors qu’est-ce que tu espères trouver ?
C : Des réponses.
T : C’est ce qu’on cherche nous aussi. Pourquoi ne continuerais-tu pas l’enquête avec nous.
C : Parce que je ne suis pas sûre que Shepard soit d’accord. Et puis parce que si je bosse avec vous, vous risquez de perdre votre place.
Mg : Ne me dîtes pas que vous allez transgresser la loi ?
C : Non, mais je dispose de moyens d’investigations à la limite de la légalité. Je ne voudrais donc pas vous attirer des ennuis.
T : Tu seras prudente quand même ?
C : Evidemment pour qui tu me prends ! Et puis de toutes façons j’ai mon ange gardien qui veille sur moi !! Bon je file, je vous tiens au courant si je trouve quelque chose. Appelez moi si vous avez du nouveau.
2 jours plus tard,
C : Oui, Tony, je t’écoute.
T : Gibbs est sortit de l’hôpital, il est au NCIS depuis environ 1 heure !
C : Ok, j’arrive tout de suite.
½ heures plus tard Calleigh débarqua toute essoufflée au NCIS.
C : Alors ?
T : Il est dans le bureau de la directrice Shepard.
C : Il a retrouvé la mémoire ?
T : Oui, complètement. Tu as réussi à trouver des choses ?
C : Non, pas plus que vous.
Mg : De toutes façons ça ne servirait plus à rien, le cargo a été détruit.
C : Et merde !
T : Tu peux le dire, Gibbs était furieux.
C : Tu m’étonnes !
T : Au fait, tu compte faire quoi, rester à Washington ou pas ?
Calleigh n’eu pas à répondre car à ce moment là retentit la voix de Gibbs. Elle se retourna et le voyant descendre, se précipita dans les bras de son père.
G : Kelly, ma chérie. Je m’en veux tellement.
C : Ce n’est rien, c’est pas ta faute.
Calleigh se mit à pleurer et Gibbs la serra contre lui. Ils restèrent ainsi de longues minutes avant que Shepard ne les interrompe.
J : Bon, est-ce que vous allez enfin m’expliquer oui ou non ?
G : Officier David, Jen, je vous présente ma fille Kelly !
J : Quoi ? Mais c’est impossible ! Jethro, ta fille est morte assassinée il y a 16 ans.
G : Non Jen, elle a survécue. Les tests ADN sont formels Calleigh Grant …
C : Quinn. J’ai repris mon nom de jeune fille. Enfin, façon de parler !
G : Autant pour moi. Donc, je disais, Calleigh Quinn et Kelly Gibbs ne sont qu’une seule et même personne !
J : Je crois qu’il serait temps de m’excuser.
G : (Sèchement) Je le crois en effet.
C : Non, laisse, ça ne fait rien. Je comprends parfaitement sa réaction même si je la trouve un peu démesurée.
G : Bon, très bien. Alors je crois qu’il est temps de rentrer. Ducky tu peux nous ramener stp ?
D : Bien sûr Jethro.
G : J’ai juste quelque chose faire avant.
Il se dirigea vers le bureau de Tony, y pris son arme et son insigne que ce dernier venait de lui remettre et lui les tendis. Il fit ensuite ses adieux au reste de l’équipe et se dirigea vers la sortie en compagnie de Ducky et de sa fille.
2 semaines plus tard,
Quelque part sur les côtes mexicaines.
M : Jethro, je crois que tu as de la visite.
G : Vous êtes sûr ? Je n’attends personne.
M : Et pourtant regarde il me semble que cette personne vient vers nous.
Gibbs se tourna dans la direction que lui indiquait son ancien patron et vit avec étonnement sa fille venir effectivement dans leur direction.
G : (Lorsqu’elle arriva à sa hauteur) Kelly, qu’est-ce que tu fais ici ? Je croyais que tu ne pouvais pas te libérer avant plusieurs jours.
C/K : Je voulais te faire une surprise. Et surtout je tenais à te présenter quelqu’un. (Criant) Tu peux venir.
G : (Incrédule) Shannon ? Mais, c’est impossible. Pince moi, je rêve.
C/K : Non papa, tu ne rêves pas. Maman n’est pas morte dans cet accident. Elle a été sérieusement blessée et a passé plusieurs mois dans le coma. Lorsqu’elle en ai sortit, les médecins lui on t annoncé qu’elle ne pourrait probablement plus jamais remarcher …
S : Mais je me suis accrochée. Et j’ai juré à notre fille que je reprendrais contact avec toi le jour où j’aurais retrouvé l’usage de mes jambes.
G : (Le prenant dans ses bras) Au mon dieu, Shannon ! Si un jour on m’avait dit qu’on serait à nouveau réuni tous les trois, je n’aurais jamais voulu le croire !
S : Jethro. J’ai autre chose à te dire.
G : Qu’est-ce qu’il y a ?
S : Voilà, quand cet homme a tenté de m’assassiner, j’étais enceinte.
G : C’est vrai ?
S : Oui c’est vrai, mais laisse moi finir. Lorsque je suis sortie du coma j’était persuadée que j’avais perdu le bébé. Mais les médecins ont réussi à le maintenir en vie. Je ne voulais pas y croire, c’était un vrai miracle. Et pourtant …
G : Mais où …
C : (Regardant en direction de la route) Les voilà !
Dès q’il les aperçut, un jeune homme se mit à courir vers eux et se jeta dans les bras de Gibbs.
S : Jethro, je te présente notre fils, Dean.
G : Je suis tellement désolé de vous avoir abandonné.
De : Tu ne nous a pas abandonné papa, tu n’étais pas au courant, c’est différent. Je suis sûr que si tu l’avais su tu aurais tout fais pour nous retrouver.
G : Tu as raison fiston. Mais il y a quelque chose que je ne comprends pas, Kelly, tu m’as bien dit que tu avais grandi en famille d’accueil ?
C/K : Oui.
G : Alors comment se fait-il que…
S : Tant qu’on était pas sûr que l’homme qui avait tenté de nous assassiner ne représentait plus une menace, le FBI a préféré nous séparer pour plus de sécurité. Et quand Dean est venu au monde, il a été lui aussi placé dans une famille. Mais le FBI a fait en sorte que nous restions en contact et que nous puissions nous rencontrer de temps en temps.
De : Il y a environ 2 ans, Fornel nous a réuni en nous disant qu’on avait retrouvé la trace de cet homme au Mexique et qu’il était mort. Il nous a donc rendu notre véritable et nous a informé que tu te trouvais à Washington. Li est donc partit avec lui pour faire ta connaissance.
S : Et c’est grâce à elle si on est tous réuni aujourd’hui.
G : Je crois que je ne remercierai jamais assez ma chérie. Tu as fait de moi le plus heureux des hommes.
C/K : C’est surtout maman qu’il faut remercier, si elle n’avait pas cessé de nous parler de toi on en serai toujours au même point.
G : Alors merci mon amour.
Il se pencha vers sa femme et l’embrassa tendrement. Lorsqu’il releva la tête, il croisa le regard d’un jeune homme qui observait la scène d’un air attendrit.
G : (Se tournant vers Kelly) Alors c’est lui ?
C/K : Oui, on doit se marier en Octobre prochain.
G : Qui est la petite fille qu’il tient dans les bras ?
C/K : C’est notre fille. Elle a 5 ans et elle s’appelle Crystal.
Fin
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