2ème partie : les deuils
3 mois plus tard,
Appartement d’Oliver Quinn,
Metropolis, Kansas.
14h00
Cela faisait maintenant près de 2 mois ½ que Calleigh était parti se réfugiée à Metropolis. Pendant tout ce temps elle n’avait eu aucune nouvelle de ses collègues. Lorsqu’elle avait décidé de partir elle avait dit à tout le monde où elle se rendait sauf à Gibbs. Et aujourd’hui elle le regrettait amèrement car il était le seul à pouvoir comprendre ce qu’elle ressentait. Elle tournait en rond dans l’appartement depuis ¼ d’heure lorsqu’elle entendit l’ascenseur se mettre en marche. Persuadée qu’il s’agissait d’Oliver elle cessa son petit manège et se plaça face à la fenêtre.
X : Bonjour.
C : (Se retournant brusquement) Tony ? Mais qu’est-ce que tu fais là ?
T : Je viens jouer les messagers.
C : Qu’est-ce qu’il y a, tu n’as pas l’air très bien ?
T : Calleigh, j’ai une mauvaise nouvelle à t’annoncer.
C : Tony tu me fais peur qu’est-ce qui se passe.
T : C’est à propos de Kate.
C : (Commençant à s’énerver) Et bien, quoi ?
T : Elle … elle a …
C : Bon alors !
T : (Très vite) Elle a été assassinée.
C : (S’asseyant) Quoi ? Non, non … c’est impossible pas Kate.
T : Je suis désolé.
C : Qu’est ce qui c’est passé ?
T : On a retrouvé la trace d’Ari Aswari dans une zone industrielle à Norfolk près des quais. On s’est rendu sur place mais il n’était pas là. Ses hommes de mains par contre si. On s’est fait canarder mais on a réussi à tous les éliminer. On est monté sur le toit d’un des bâtiments pour désamorcer la bombe téléguidée que les terroristes voulaient lancer sur les familles rassemblées pour attendre les marins. Un homme a surgit de nulle part et a tenté de tirer sur Gibbs mais Kate lui a sauvé la vie. Et c’est à ce moment là qu’un sniper lui a tiré une balle en pleine tête.
C : Oh mon dieu. Comment à réagit Gibbs ?
T : Très mal. Il est persuadé que c’est Ari le responsable et il s’est lancé dans une vendetta personnelle.
C : Quand doit avoir lieu l’enterrement ?
T : Dans deux jours dans la ville natale de Kate.
C : (Déterminée) Très bien. Alors j’y serais !
T : Tu es sûre que c’est une bonne idée ?
Ils furent interrompus à ce moment là par l’arrivée d’Oliver.
O : (Surpris) Agent DiNozzo ? Que faîtes-vous là je vous croyait à Washington ?
C : Il est venu m’annoncer le décès de l’Agent Todd.
O : (La prenant par la taille) Je suis désolé.
T : Bon je vais vous laisser.
C : Tony ?
T : Oui ?
C : C’est à quelle heure ?
T : Tu es sûre de vouloir venir ?
C : Oui. Mais je ne me ferrai pas voir, ne t’inquiètes pas. Je ne veux pas risquer une dispute.
T : Ok. C’est à 10h au cimetière communal.
C : Merci. Passe le bonjour aux autres de ma part.
T : Je n’y manquerais pas.
Il les salua et s’engouffra dans l’ascenseur.
O : C’est quoi cette histoire de dispute que tu ne veux pas risquer ?
C : Tu te souviens de ce qui c’est passé il y a 3 mois ?
O : Oui.
Flash back :
Clinique privée d’Oliver Quinn,
Mc Lean, Virginie,
14/10, 17h30
O : […] Vous êtes son père biologique.
G : Quoi ? Vous plaisantez ?
O : Non, je suis très sérieux. Et puis je ne permettrai pas de plaisanter dans de pareilles circonstances !
G : Ma fille est morte il y a 16 ans !
O : C’est ce qu’on a voulu vous faire croire ! Mais Kelly est belle et bien vivante ! Et elle a besoin de vous.
G : Je ne vous crois pas ! C’est impossible !
O : Ecoutez Agent Gibbs, je comprends que ça doit être dur à avaler mais c’est pourtant la vérité. Je suis conscient que ce ne doit pas être facile pour vous mais le temps presse. La greffe doit être pratiquée avant trois jours où il sera trop tard !
G : J’ai besoin de temps.
O : Je vous accorde jusqu’à Lundi. Pas plus longtemps.
G : Très bien.
O : Je pense que vous devriez aller la voir.
G : Il n’en ai pas question ! Tout du moins tant que je n’aurai pas la certitude qu’il s’agisse bien de ma fille !
Le Lundi Gibbs avait accepté de passer les tests de compatibilité qui se révélèrent positifs. Malheureusement, la leucémie de Joshua était trop avancée et le greffe ne pris pas. Il décéda 4 jours plus tard.
1 semaine plus tard,
Maison de Gibbs,
Washington DC.
C : Gibbs ? Je vous en pris ouvrez, il faut qu’on parle ! Gibbs ? Je sais que vous êtes là ! Ouvrez SVP !
Fin du Flash back.
C : Il a fini par ouvrir et il m’a dit qu’il ne voulait pas me voir. J’ai insisté et il m’a laissé entrer de mauvaise grâce.
O : Et alors ? Qu’est-ce qu’il c’est passé ?
C : Il m’a dit qu’il se sentait coupable. J’ai essayé de lui enlever cette idée de la tête mais on a fini par se disputer. Depuis on ne s’est plus parlé.
O : Excuse-moi je n’étais pas au courant.
C : Tu ne pouvais pas savoir.
O : Pourquoi tu ne m’as jamais parlé de cette histoire ?
C : J’avais d’autres problèmes en tête.
O : Je comprends mais ce n’était pas une raison pour tout garder pour toi !
C : Je sais, oui. Au fait tu étais au courant qu’il était venu à l’enterrement de Josh ?
O : (Surpris) Non ! Comment aurais-je pu le savoir ?
C : Excuse-moi, ma question était stupide !
O : Quelque chose me chiffonne, s’il était là comment ce fait-il que personne ne l’ai vu ?
C : Je ne sais pas, mais c’est un ex marine ne l’oublions pas !
O : C’est vrai, tu as raison. Tes collègues étaient au courant ?
C : (Faisant une grimace) Anciens ! Et non je ne crois pas. Ils étaient tous persuadés qu’il se cloîtrait chez lui à passer ses nerfs sur son bateau. Abby m’a même dit qu’elle était passée chez lui pour essayer de lui faire entendre raison mais il ne lui a pas répondu. Et pour cause, il avait du faire un crochet par Arlington pour se réconforter sur la tombe de ma mère.
O : Tu sais, tu ne devrais pas lui en vouloir à ce point, il n’y est pour rien dans ce qui est arrivé à Joshua.
C : Je sais et je ne lui en veux pas du tout !
O : Alors pourquoi as-tu démissionné ?
C : (Commençant à s’énerver) Parce que j’avais besoin de changer d’air et parce qu’il ne voulais plus me parler !
O : C’est faux, il a juste besoin de temps.
C : Comment tu le sais ?
O : Je suis allé le voir avant que nous partions pour Metropolis.
C : Et qu’est-ce qu’il t’a dit ?
Flash back :
Maison de Gibbs,
Washington DC,
2 mois ½ plus tôt,
14h00
G : Je m’attendais un peu à votre visite Mr Quinn, entrez.
O : Merci. Mais appelez moi Oliver.
G : Jethro. Vous voulez boire quelque chose ?
O : Non merci. Je suis juste venu pour parler.
G : Alors je vous écoute.
O : Vous ne croyez pas que Calleigh est votre fille n’est-ce pas ?
G : Non, en effet. Et il en sera ainsi tant que je n’aurais pas de preuves tangibles !
O : Mais pourtant vous étiez compatible avec Joshua.
G : Je sais mais cela ne me suffit pas.
O : Est-ce qu’un test ADN chasserai vos doutes.
G : Oui, mais je ne me sens pas encore près.
O : Jethro, Calleigh à besoin de vous, aujourd’hui plus que jamais.
G : Je ne pourrai pas lui être d’un grand secours.
O : Pourquoi ?
G : Parce que je suis responsable de la mort de son fils !
O : Mais vous n’y êtes pour rien !
G : Vous savez très bien que si Oliver, arrêtez de me prendre pour un imbécile ! Si je n’avais pas hésité, Joshua serait encore en vie !
O : C’est faux et vous le savez aussi bien que moi ! On aurait eu une chance de le sauver si seulement son père n’avait pas eu la bonne idée de l’enlever !
G : Vous êtes sûr ?
O : Oui. Je vous en pris Jethro, allez lui parler. Elle est totalement anéantie après ce qui viens de ce passer. Elle a besoin de quelqu’un sur qui s’appuyer.
G : Vous êtes là, non ?
O : Oui, mais je ne suis pas en mesure de comprendre se qu’elle peut ressentir.
G : Je suis désolé, je n’ai rien à offrir, tout du moins pas pour l’instant ! Au revoir Mr Quinn !
Fin du flash back.
O : Je crois que la mort de Josh lui a rappelé le cauchemar qu’il avait vécu il y a 16 ans. Tu ne dois pas lui en tenir rigueur pour ça. Pas plus que tu dois lui en vouloir pour le fait qu’il est besoin de temps.
C : Je ne lui en veux pas et je comprends même très bien. Mais ça va bientôt faire trois mois maintenant que je suis partie et je n’ai toujours aucune nouvelle.
O : Sois patiente, laisse le temps faire son œuvre. Dans quelques temps vous vous retrouverez et vous apprendrez à revivre ensemble jusqu’au jour où vous formerez à nouveau une vrai famille.
2 jours plus tard,
Cimetière communal,
9h55.
Mg : Tu crois qu’elle va venir ?
T : J’en sais rien Le Bleu. De toutes façons elle m’a dit qu’elle ne se montrerait pas.
D : Jethro est au courant que tu es allé la voir ?
T : Oui il l’ai, c’est même lui qui m’a demandé d’y aller.
A : Quoi ? Mais pourquoi ne l’a t’il pas fait lui-même ?
G : Parce que je ne sais pas où elle est ! Ca te va comme réponse ?
A : Heu oui …
G : Elle est ici ?
T : Aucune idée.
Même instant
O : Ca va ?
C : Oui, mais je persiste à dire que m’a place est là-bas, auprès de lui !
O : Calleigh, tu as fais une promesse ne l’oublie pas !
C : Merci de me le rappeler ! Mais c’est de m’a faute si je ne les avais pas poussé dans les bras l’un de l’autre, rien de tout ça ne serai arrivé !
O : Et ça y est, c’est repartit pour un tour !! Mais quand comprendrez vous que vous n’y êtes pour rien et que tout ça c’est le destin !
C : Si tu le dis.
O : T’as l’air super convaincue, c’est fou !
C : Tu sais très bien que je n’ai jamais cru à ses histoires de destin !
O : Et bien je crois que tu ferrais bien de commencer tout de suite parce que si ce n’est pas le destin qu’il l’a conduit ici, je ne vois pas ce que c’est.
C : Son flair d’ancien marine !
G : Bonjour Calleigh.
C : Bonjour Agent Gibbs.
G : Je crois que votre place est parmi nous.
C : Vous êtes sûr ?
G : Je pense que l’on devrai arriver à mettre nos différents de côté le temps de l’enterrement, non ?
C : Je le pense aussi.
G : Alors venez. Vous aussi Mr Quinn.
C : Je suis désolée.
G : De quoi ?
C : De m’être enfuie comme une voleuse. J’aurais du vous prévenir.
G : Vous avez prévenu le reste de l’équipe, c’est ce qui compte.
C : Oui, mais pas vous.
G : C’est de ma faute. Si je ne vous avais pas tourné le dos…
C : Je serais partie quand même. Mais peut-être pas de cette façon.
G : Vous comptez revenir un jour ?
C : C’est probable. Pourquoi ?
G : C’était juste pour savoir si je devais conserver vos affaires encore longtemps où si je les jetais tout de suite !
C : Au fait, vous l’avez attrapé ?
G : Qui ?
C : Aswari.
G : Non, toujours pas. Mais si je le tenais en face de moi je lui ferrai passer un sal quart d’heure !! Calleigh ?
C : Oui ?
G : Je sais que ce n’est peut-être pas le bon moment, mais revenez SVP.
A ce moment un coup de feu retentit et Gibbs s’écroula.
Fin de la 2ème partie.
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