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Première rencontre

Gibbs sirotait un verre tout seul lorsque le médecin légiste se joignit à lui.

-Un bourbon sans glace, commanda t'il.

Gibbs l'observa.

-Comment c'est passé ta soirée, finit-il par demander.

-Très bien. Jackie est une femme charmante. Savais-tu qu'elle était spécialiste des corps qui ont séjourné dans l'eau ? Elle a fait un brillant article il y a quelques mois de cela sur le rôle de l'eau de mer sur la décomposition d'un cadavre. Cet article m'a servi dans l'affaire…

-Que t'a t'elle dit sur notre affaire, le coupa t'il.

-Pas grand chose de plus. Elle m'a bien confirmé que c'était des armes de guerres, des AK 47 pour être exacte. Ils ont tué la fillette par erreur d'après elle, elle a reçut la balle dans le dos. Par contre le garde a du vouloir s'interposer, les deux balles l'ont atteint en pleine poitrine.

Ducky admira la couleur du liquide qui était dans son verre puis en but une gorgée.

-Et ? insista Gibbs.

-Très bon, s'excusa t'il en voyant le regard réprobateur de son ami. C'est tout ce qu'elle a pu me dire. Et toi, cette visite de Baltimore ?

-Elle fut plus intéressante que je ne le pensais.

-Le flic te parait réglos ?

-Je n'en sais rien pour l'instant. Soit il joue avec nous et il est très doué, soit il fait vraiment son boulot au mépris de ses supérieurs et c'est un kamikaze. En tout cas il m'a refilé son dossier.

-Et toi ? Tu penses lui donner ce que tu as?

Gibbs resta silencieux un moment.

-J'ai envie de voir si c'est un kamikaze ou s'il faut lui décerner un oscar.

Ducky sourit en regardant l'agent assit en face de lui.

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Gibbs avait parlé à Morrow. Celui-ci n'avait pu laisser passer et il avait prévenu ces supérieurs. Le bureau du NCIS était en ébullition. Ils avaient trouvé refuge à la morgue.

-Que fait-on maintenant ? demanda Vivien alors qu'ils étaient démis de l'affaire.

-On continu de notre coté. Qu'as tu appris ?

-Arias est né le 4 juillet 1968 dans l'Illinois, d'Ellen Arias, et de père inconnu. Sa mère c'est marié quelques années après et elle a eu son deuxième fils, Henry Scranton. Arias c'est engagé dans l'armée dés qu'il en a eut l'age. Il s'est fait bien voir pendant la guerre du Golfe. Son frère l'a rejoint. Arias c'est toujours tenu à carreau, pas de casier contrairement à son frère.

-Parfait. Tu as aussi des renseignements sur ces complices ?

-Oui, tu les veux maintenant ?

-Non. Et les rapports de la prison ?

-Arias était considérait comme un prisonnier modèle. Il s'est évadé au cours d'un transfert à l'hôpital. Il se plaignait d'avoir de douleurs au ventre depuis un certain temps. Le médecin voulait des examens plus approfondis.

-Un modèle… tu parles. Et pour le sang ?

-C'est bien celui de Tony. J'ai juste eu le temps de lire les résultats avant qu'ils envahissent mon labo.

-D'après la vidéo je dirais qu'il est blessé au niveau de l'épaule droite. Par contre je ne sais rien sur la gravité de la blessure mais il a sûrement besoin de soin.

Ils restèrent silencieux. Gibbs paraissait soucieux.

-Morrow nous permet de continuer l'affaire en parallèle. Il sait que je connais mieux Arias que tous les agents du bureau. Il m'a permis de rencontrer Lethaby dans quatre heures. J'espère que j'arriverais à quelques choses.

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L'équipe du NCIS étudiait les dossiers que Tony leurs avait transmis.

-J'ai décidé de faire confiance à ce flic. Je dois lui passer les dossiers sur les explosifs, leur annonça Gibbs.

Les deux agents levèrent la tête. Ducky fut amusé par leur réaction.

-Tu rigoles là …, fit la jeune femme.

-Pas du tout. Il nous a bien transmis ses infos et sur certains points il a raison. Aucun de nous ne connaît la ville, lui si et il a des informateurs. Même si ce coup c'est préparé dans la plus grande discrétion il y a forcement quelqu'un au courant de quelque chose.

-Mais patron…., tenta le jeune agent.

-Il doit venir dans une heure pour un briefing, je veux que vous collaboriez.

Les deux agents se regardèrent puis hochèrent de la tête en signe d'acceptation.

-Ce type ne veut qu'une grosse arrestation pour sa carrière, murmura Patrick à Emily.

-Peut être, lui répondit Gibbs qui avait tout entendu, mais si c'est le cas il verra à qui il a affaire. En attendant je veux que vous me trouviez un début de piste.

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Gibbs pénétra dans l'austère bâtiment. Un garde le précédait. A l'entré il dut montrer son badge et son accréditation pour la troisième fois.

-C'est bon, lui répondit l'homme de l'autre coté de la glace.

La grille glissa et Gibbs continua le long d'un couloire. Il passa deux autres grilles puis entra enfin dans une pièce ou un autre garde l'attendait ainsi qu'un homme assis et menotté à une table.

-Agent Gibbs, je suis content de vous revoir, le nargua le prisonnier.

-Ce n'est pas réciproque.

-Vous m'excusez si je ne me lève pas.

-Non, je sais que vous avez du mal.

-Mais pourquoi venais vous me voir ? des regrets pour votre geste ? ironisa t'il.

-Des regrets ? Vous étiez armé et vous avez tiré sur mes hommes ainsi que sur des policiers en en tuant deux au passage et en blessant trois autres.

-Je n'étais pas seul…

-Justement, savez vous que votre ami Simon Arias c'est évadé de prison ?

-Non. Depuis quand ?

Il ne paraissait pas étonné constata Gibbs.

-Depuis une semaine.

-Et il ne m'a toujours pas envoyé de carte postale ? Je suis un peu déçu.

-Je ne suis pas là pour plaisanter. Ou a t'il pu se cacher ?

-Je n'en sais rien. Mais pourquoi le voulez-vous ?

-Pour l'arrêter.

-Une affaire personnelle ? Vous êtes bien tendu. Vous aurez t'il menacé ?

Gibbs serra les poings sous la table. Il ne savait pas ce qui le retenait de lui envoyer son poing dans la figure pour lui faire disparaître se sourire insolent.

-Vous ne m'êtes pas d'un grand secoure. Arias n'est pas vraiment votre ami ? Vous ne croyez pas qu'il vous aurez tiré de là ?

-Arias n'est pas du genre romantique. Et puis qu'aurait-il fait de moi ?

Gibbs se leva et se dirigea vers la sortie.

-Et comment va le flic… Pinocchio ?

Gibbs se retourna. Cette fois il ne put se retenir. Il le frappa violemment. Le garde s'interposa et mit Gibbs dehors.

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