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Nouvelle venue

Un matin comme tant d’autres. Il était le premier arrivé, cafés à la main. Un noir sans sucre et l’autre qui finirait à la poubelle dès qu’il serait froid. Quelle horreur de boire du café ! Il avait toujours eu horreur du goût, malheureusement pour lui son patron ne jurait que par le café et il en buvait plusieurs par jour. Alors tous les matins, il arrivait avec deux tasses de café, achetés à la va-vite au coffee shop au coin de la rue. Il posa le café noir sur le bureau de son patron et s’assit au sien. Il était à peine sept heures et les bureaux étaient encore déserts. C’était ainsi qu’ils les préféraient. Tout était si calme… tout le contraire d’une journée de travail normale. Il alluma l’ordinateur et lut ses mails. Le téléphone sur le bureau de son patron retentit. Comme à son habitude, il bascula l’appel sur son poste.
« - NCIS. Agent spécial Dinozzo.
- Bonjour, j’aimerais parler à l’agent Gibbs.
- Il n’est pas encore arrivé. Je travaille avec lui. Que se passe-t-il ?
- Un marins a disparu hier soir.
- Et ? En quoi sa disparition pourrait-elle concerner le NCIS ?
- Et bien parce qu’il a disparu en même temps que plusieurs produits chimiques susceptibles de créer des dégâts.
- D’accord on arrive.
- Faites vite, je doute que le FBI mette longtemps. »
L’agent nota l’adresse et téléphona à Gibbs pour le prévenir de le rejoindre sur place. Il remit sa veste et se pressa de se rendre à l’ascenseur. Mais il fit rapidement demi-tour, récupéra le café qui attendait sur le bureau et s’engagea dans les escaliers. Il sauta dans une des voitures de fonction du NCIS et entra l’adresse dans le GPS. A sa grande satisfaction, il serait rapidement sur place, peut être même avant Gibbs. Mais à peine était-il arrivé sur les lieux qu’il comprit qu’il n’en était rien.
« - Bonjour Gibbs. Ton café !
- Dinozzo, tu es en retard.
- Je sais patron, mais il y a avait des embouteillages et je…
- Croquis et photos vite.
- Bien patron. »
Et voilà, une journée ordinaire s’était engagée. La maison du marins Collins était complètement retournée. De toute évidence, soit il s’était débattu face à ses agresseurs, soit ses derniers recherchaient quelque chose de précis dans la maison. De toute façon, il était impossible de savoir, si le marins avait ou non été enlevé. Anthony se saisit de l’ordinateur portable du lieutenant Collins dans le but de le faire expertisé par Abby. Gibbs interrogeait le supérieur du lieutenant et ses voisins. Il avait toujours son café à la main.

De retour au bureau, Tony s’assit et commença par débarrasser son bureau du gobelet de café. Il avait à peine commencé ses recherches sur le passé du lieutenant qu’une présence en face de lui l’obligea à cesser son travail.
« - Bonjour.
- Bonjour, je suis l’agent Richter. J’aimerais voir Gibbs.
- De quelle agence êtes-vous ?
- Du FBI.
- Que voulez-vous ?
- Parler à l’agent spécial Gibbs.
- J’avais compris, je voulais savoir pourquoi.
- Désolée je dois d’abord parler à Gibbs.
- Qui vous dit que je ne suis pas Gibbs ?
- Bien tenter agent spécial Anthony Dinozzo.
- Waouh, j’ignorais que j’étais connu jusqu’au FBI.
- S’il vous plaît dans combien de temps reviens l’agent Gibbs.
- Cà ne devrait plus tarder.
- Bien. Puis-je vous aider en attendant ?
- …Un agent du FBI voudrait aider un simple petit agent du NCIS comme moi ? Vous êtes sûre d’appartenir au FBI mademoiselle ?
- Oui.
- Vous pouvez prendre le bureau à côté pour attendre. Le code visiteur est initialisé sur quatre zéros.
- Vous vous méfiez de moi. Ce n’est pas grave. Merci. »
Les deux agents travaillaient depuis une bonne demi-heure quand Gibbs arriva enfin. Tony était stupéfait qu’un agent du FBI fasse preuve d’autant de patience et ne se montre ni pompeux ni hautain. A peine Gibbs assit à son bureau, l’agent Richter quitta le sien et se planta devant Gibbs.
« - Bonjour agent spécial Gibbs.
- Bonjour, vous êtes ?
- Je suis l’agent Richter, le FBI m’envoie pour vous aider sur l’affaire Collins.
- Pour m’aider ou pour prendre en main mon affaire.
- Je n’ai nullement l’intention de m’accaparer votre affaire. Je suis ici pour coopérer.
- Vous êtes sûre d’appartenir au FBI ?
(l’agent Richter jeta un coup d’œil surpris à Tony et se retourna sur Gibbs)
- Bien sûr que j’appartiens au FBI.
- Vous pouvez repartir.
- Je vous demande pardon ?
- Retournez d’où vous venez, nous n’avons pas besoin de vous.
(Gibbs se leva et s’engagea vers l’ascenseur)
- Vous êtes stupide ou quoi ?
(Tony vit son patron prendre son regard qui tue, il n’avait jamais laissé personne lui parler sur ce ton et cela n’annonçait rien de bon).
- Pardon ???
- Vous avez sur les bras un lieutenant qui a disparu avec assez de produits chimiques pour faire exploser la ville. J’ai accès à des renseignements qui peuvent vous aider soit à l’arrêter soit à arrêter les personnes qui l’ont enlevé et vous refusez ! Il faut être stupide ou franchement orgueilleux pour refuser mon aide.
- Pourquoi ?
- Je viens de vous l’expliquer !
- Non pourquoi vous a-t-on envoyé vous ?
- Parce que j’étais le seul agent qui n’avait pas d’apriori sur le NCIS. Fornell m’avait prévenu que vous étiez un peu spécial mais de là à être stupide et vaniteux là je ne m’y m’attendais pas.
(Gibbs regarda cette jeune femme, à peine sortie de l’école et qui avait suffisamment de cran pour lui tenir tête, il sourit)
- Bien. Tony briefe là sur ce que nous avons trouvé. Vous pouvez vous remettre au bureau où vous étiez quand je suis arrivé. Tony tu lui donnes accès à nos dossiers sur l’affaire.
- Bien patron. 
(l’ascenseur se referma sur Gibbs)
- Il est toujours comme çà ?
- Oh non, là il est de bonne humeur.
- Bien çà promet. »
Trouver des informations sur le lieutenant Collins et sur son groupe opérationnel s’avéra plus compliquer qu’il n’aurait dû. Il était presque une heure du matin quand Gibbs déclara qu’il était temps de se reposer un peu. L’agent Richter prit son manteau et s’apprêta à partir mais le comportement de l’agent Dinozzo la retint.
« - Que faites-vous ?
- Je m’installe confortablement.
- Pourquoi ?!
- Pour dormir.
- Vous avez l’intention de dormir ici.
- Bien sûr. J’habite à plus de vingt minutes d’ici, quand il n’y a pas d’embouteillages. Le temps que je rentre, que je revienne, surtout si Gibbs nous appelle dans deux heures. Je préfère ne pas perdre de temps et dormir ici. Vous n’êtes pas habitué à çà au FBI ?
- Nous travaillons beaucoup nous aussi ! 
- Si j’étais vous je m’installerais le plus confortablement possible. Bonne nuit. »
Le raisonnement de Dinozzo était bon et l’agent Richter dut se résigner à l’imiter et à s’installer tant bien que mal en équilibre sur sa chaise de bureau. Après plusieurs heures de recherche infructueuse, Gibbs décida de retourner voir le supérieur de Collins. Il était à peine six heures du matin. Il réveilla Dinozzo et lui ordonna de trouver l’agent Richter. Tony mit plusieurs minutes à la trouver. Finalement, elle était avec Abby et elle l’aidait à percer les codes de l’ordinateur de Collins.
A contre cœur, Gibbs avait emmené l’agent Richter avec eux. Même si elle semblait compétente et qu’elle leur avait apporté nombre d’informations importantes concernant le réseau terroriste dont le lieutenant Collins semblait proche, elle appartenant au FBI. Pourtant elle n’en avait pas l’esprit. Gibbs avait du mal à la cerner, hors ce n’était pas son genre. D’ordinaire, il parvenait très bien à cerner les gens. Cette fois ce n’était pas le cas. Tony aussi semblait se méfier d’elle, même s’il commençait à l’apprécier. Voilà plusieurs minutes que Gibbs ne parvenait pas à convaincre le supérieur de Collins à le laisser interroger le reste du groupe. Il ne parvenait même pas à savoir quelles étaient exactement leurs compétences. L’agent Richter prit alors la parole et rappela au colonel, sans hausser le ton, qu’il était dans son intérêt de coopérer. Il semblait évident que lui n’avait rien à voir avec tout cela, néanmoins il était curieux que le lieutenant Collins ait pu si facilement sortir de la base avec autant de produits chimiques. Rien dans son comportement physique ni dans les traits de son visage n’était menaçant, pourtant le ton sur lequel elle avait prononcé chacun de ses mots suffisait à donner la chair de poule à Gibbs. Le colonel blêmit et accepta de les laisser interroger ses hommes. Le groupe opérationnel était chargé de l’armement, que ce soit pour désactiver ou pour activer des armes très dangereuses. Il aurait été dangereux d’interroger les quatorze personnes de ce groupe ensemble. Gibbs décida donc de répartir les marins entre chacun des trois agents. Mais quand il annonça la nouvelle au groupe, six d’entre eux sortirent leurs armes. Avant d’avoir pu réagir, Tony et Gibbs se retrouvèrent à terre. Instinctivement ils sortirent leurs armes, mais les six marins avaient déjà pris la fuite, l’agent Richter a leurs trousses. Tony s’était déjà relevé et courait à son tour. Gibbs sauta dans la voiture. Il entendit plusieurs coups de feu. Quand il rattrapa enfin les deux agents, ils étaient parvenus à arrêter deux des six marins. Ils les embarquèrent et sans demander son avis au colonel, les conduisirent directement en salle d’interrogatoire au NCIS. Le trajet fut d’un silence glacial. De toute évidence Gibbs était furieux.

Dès qu’ils eurent enfermés leurs prisonniers, l’agent Richter se décida à interroger Gibbs qui semblait toujours aussi énervé. Elle lui demanda si se faire tirer dessus le mettait toujours d’aussi mauvaise humeur. Il se retourna sur elle et la fusilla du regard. Elle soutint son regard et ne recula pas, bien que ce regard n’annonça rien de bon. Il ne lui adressa pas la parole et se rendit à son bureau. Il saisit les quelques affaires de l’agent et les balança dans un carton.
« - Je peux savoir ce qui vous prend ?!
- J’ai horreur qu’on me mente ! Vous dégagez !
- Quoi !?
- Vous nous avez caché des informations et vous nous avez mis en danger !
- Je…
- Dehors !
- Gibbs attend, de quoi tu parles ?
- Cà ne t’a pas paru étrange que le FBI ne pointe pas le bout de son nez dans l’appartement de Collins mais qu’elle débarque comme une fleur à ton bureau Dinozzo ?
- Est-ce qu’il dit la vérité ?
- Gibbs, Dinozzo, écoutez moi !
- Quoi ?!!!
- Je n’ai pas eu le choix ! Vous avez encore besoin de moi !
- Vous voulez rester ?
- Oui.
- Alors dites nous tout !
- Je ne peux pas.
- Alors dehors.
- Bon sang Gibbs essayez de comprendre ! Je fais partie du FBI et je n’ai pas l’intention de trahir ceux avec qui je travaille !
- Vous travaillez pour des cons qui méprisent les autres et n’hésitent pas à les mettre en danger !
- C’est faux !
- Vous voulez faire du bon travail alors aidez nous en nous disant toute la vérité ou dégagez sur le champ. »
Sous le regard impuissant de l’agent Dinozzo, l’agent Richter ramassa le carton dans lequel reposaient ses quelques affaires et s’engagea dans l’ascenseur. Il n’y avait plus rien à dire. Tony était navré. Il comprenait qu’elle ne veuille pas trahir son agence, mais il aurait aimé continuer de travailler avec elle. Elle avait quelque chose…quelque chose de différent. Il était inutile de demander à Gibbs de la retenir, il l’aurait envoyé sur les roses, et peut être même viré. Deux heures plus tard, alors que Gibbs commençait tout juste les interrogatoires et que Tony se trouvait derrière la vitre, la porte de la petite salle s’ouvrit et l’agent Richter vint se placer à côté de lui. Après quelques minutes, elle lui dit simplement qu’elle devait parler à Gibbs le plus rapidement possible. Tony la dévisagea en riant. Il n’allait tout de même pas déranger Gibbs pendant un interrogatoire. Le jeune agent blêmit quand il comprit qu’elle était tout à fait sérieuse. Il lui expliqua alors la règle 22 « ne jamais interrompre un interrogatoire ». Mais elle voulait lui parler. Tony se décida alors à faire quelque chose qu’il regrettait déjà. Il alla frapper à la porte et annonça à son patron qu’on voulait lui parler. Une fois de plus Gibbs était furieux. Il entraîna l’agent du FBI par le bras dans l’ascenseur. Elle se laissa entraîner sans broncher. Quand il la lâcha enfin, elle frictionna son bras endolori. L’ascenseur commençait à peine à descendre lorsque Gibbs l’immobilisa.
« - Alors ?
- Le FBI enquête sur le lieutenant Collins et ses collègues depuis plusieurs mois. Ils sont soupçonnés de fournir des armes à des terroristes et nous voulons nous servir d’eux pour remonter jusqu’aux terroristes.
- Vous avez été autorisés à nous en parler.
- Il vaut parfois mieux rechercher le pardon que demander la permission, non ?
- Comment connaissez-vous la règle 18 ?
- Peu importe.
- Vous devez me faire confiance.
- Pourquoi ?
- Parce que je suis un agent infiltré.
- Parmi les terroristes ?
- Oui.
- Le FBI voulait éviter de bousiller votre couverture auprès des terroristes donc il préfère les arrêter en passant par les livreurs d’armes.
- Exact. Sauf que maintenant c’est fichu.
- A cause des quatre qui se sont échappés.
- Oui. Voilà le dossier.
- Pourquoi me donner ce dossier ?
- J’ai été désistée de cette affaire et je ne serais plus autorisée à entrer en contact avec vous.
- Qu’allez-vous faire à présent ?
- On verra bien.
- Vous allez rechercher le pardon ?
- Je ne pense pas non. S’il vous plaît, bouclez cette enquête.
- Vous pouvez compter sur moi.
(les portes de l’ascenseur se rouvrirent et l’agent du FBI sortit)
- Agent Richter ?
- Oui ?
- Quel est votre prénom ?
- Khâny.
- Merci de m’avoir sauvé la vie Khâny.
- Hum au revoir agent Gibbs. »
Gibbs remonta et reprit le cours de ses entretiens. Lorsqu’il eut terminé, il rejoignit son bureau et s’aperçut que Tony n’était pas là. Il n’eut pas à attendre longtemps pour que son agent arrive précipitamment.
« - Je crois qu’on a un problème patron.
- Qu’est-ce que tu attends pour m’expliquer ?
- J’ai potassé le dossier que l’agent Richter nous a apporté.
- Et ?
- Et le groupe dans lequel elle était infiltré comporte un tueur à gages très recherché.
- Et ?
- Et il vient de débarquer en ville.
- Bon sang il vient pour elle.
- Oui. Mais pas seul. 
- Quoi ?
- Le chef du groupe doit arriver dans 2 minutes à l’aéroport. Je crois que le tueur est chargé de la maintenir en vie jusqu’à son arrivée.
- Tu as essayé de l’appeler ?
- Elle ne répond pas. Ni sur son portable. Ni au FBI. Ni chez elle.
- On fonce. »
Quand ils arrivèrent au domicile de l’agent Richter, il n’y avait personne et l’entrée était complètement saccagée. De toute évidence, on s’était battu ici. C’est alors que Tony repensa au dossier. Le chef des terroristes adorait noyer ses victimes après les avoir torturées. Il n’y avait pas beaucoup d’endroits à Washington où on pouvait noyer quelqu’un sans être remarqué : les anciens docks. Après quelques minutes sur les docks, les deux agents repérèrent la voiture du lieutenant Collins. Ils s’arrêtèrent et s’approchèrent doucement. Rapidement ils écoutèrent des voix. Apparemment, le chef de la bande, un dénommé Roland, n’était pas franchement que l’agent Richter n’émette pas le moindre son face à la torture. Légèrement plus loin, Collins et les quatre marines échappés confectionnés ce qui ressemblait fortement à une bombe chimique. A bout de nerfs, Roland ordonna à son tueur de la jeter dans l’eau. Il fallait intervenir et vite. L’agent Richter était déjà couverte d’ecchymoses et diverses autres blessures ouvertes. De plus, les électrodes posaient pas loin, ne laissaient aucun doute sur le fait qu’elle avait été électrocutée. Alors qu’ils ordonnaient à tout le monde de se mettre à terre, Roland n’hésita pas à pousser l’agent Richter, parfaitement ligotée, à une chaise dans l’eau. Tony tire aussitôt et le blessa à l’épaule gauche. Tous les autres s’exécutèrent. Tony laissa Gibbs les tenir en joug, et plongea dans l’eau. Fort heureusement, la nuit était illuminée par la pleine lune et l’eau était moins obscure qu’elle n’aurait pu l’être. Il repéra l’agent Richter à sa deuxième tentative. Il dut néanmoins une troisième fois à la surface pour respirer. Quand il atteint l’agent, elle avait perdu connaissance. Il sortit son couteau de sa ceinture et entreprit de la détacher. Quand il atteint enfin la surface, les renforts étaient là et Gibbs lui tendait la main pour l’aider à remonter l’agent Richter. Dès qu’ils l’étendirent sur le béton, ils se rendirent compte qu’elle ne respirait plus. Ils entreprirent le massage cardiaque et le bouche-à-bouche. Après quelques massages, elle revint à elle et presque aussitôt se mit à cracher toute l’eau qui remplissait ses poumons. Elle était d’une pâleur effroyable et elle saignait toujours, notamment au niveau de l’abdomen. Elle essaya néanmoins de se relever.
« - Cà va aller Khâny, rester allongée !
- Gibbs à raison. D’autant que vous devez la vie à la règle 9 !
- Et…(elle toussa)…Quelle est la règle 9 ?
- Avoir toujours un couteau sur soi ! En tout cas vous avez un très joli prénom ! »
Gibbs donna une tape amicale sur l’épaule de son agent. La remarque de Tony fit rire l’agent Richter mais la douleur que cela lui infligea la cloua au sol. Elle sombra dans un état de semi-conscience et entendit bientôt les sirènes d’une ambulance. Elle sentit qu’on la déplaçait mais ne parvint pas à revenir complètement à elle.

Quand elle se réveilla de nouveau, elle se trouvait dans une chambre d’hôpital. Tout était calme. Elle releva quelque peu le lit et vit plusieurs bouquets déposés sur une table au fond de la pièce. Elle regarda par la fenêtre et contempla le magnifique jardin de l’hôpital. Bientôt la porte s’ouvrit et une infirmière entra. Elle contrôla toutes ses données et lui demanda si elle souhaitait voir ses amis. Surprise l’agent Richter accepta et vit bientôt entrer l’agent Gibbs et l’agent Dinozzo.
« - Bonjour messieurs.
- Bonjour.
- Vous les avez eu ?
- Oui, tous sans exception. Tous les noms qui figuraient dans votre dossier.
- Bien. Merci.
- De rien. Bon je vous laisse, j’ai encore des choses à régler. Dinozzo tu viens ?
- Non je vais rester un peu.
- OK à plus tard. Au revoir Khâny, remettez-vous vite, vous commencez la semaine prochaine.
- Pardon ?
- Et bien vous n’étiez pas faite pour le FBI.
- Je…Non. Sans doute que non. Au revoir agent Gibbs.
(les deux jeunes gens attendirent que Gibbs soit bel et bien parti)
- Alors Khâny comment vous sentez-vous ?
- Çà va. Alors maintenant on s’appelle par nos prénoms ?
- Vous m’avez sauvé et je vous ai sauvée, alors les prénoms sont peut être de mise non ? Au fait je m’appelle Tony.
- Oui je sais. C’est le diminutif d’Anthony non ?
- Oui. Vous avez reçu beaucoup de fleurs.
- A mon avis, les roses noires doivent venir de votre amie Abby. Quant aux autres, j’ignore d’où elles viennent.
- Si vous voulez je peux lire les cartes.
- D’accord.
- Alors, nous avons donc « Rétablissez vous vite, j’ai hâte de voir ce dont nous avons parlé. Abby ». Toujours mystérieuse. Ensuite… « Bon rétablissement et au revoir. FBI » OK passons. « Je suis là, n’hésite pas. V.R ». Qui est ce V.R ?
- Un ami.
- Oh.
- Juste un ami.
- Bien. Je continues. « Règle 25 : aider un marine, il vous aidera ». Cà je crois que c’est de Gibbs.
- Que veut-il dire ?
- Je crois qu’il vous a offert un job.
- Il était sérieux ?
- Bien sûr.
- Eh bien je crois que nous sommes collègues à présent. Au fait et le dernier bouquet ?
- Je vais vous laisser la lire. »
Anthony détacha la carte du bouquet, la déposa sur la table de chevet, embrassa Khâny sur le front et sortit. Khâny saisit la carte. « Vous avez des lèvres très douces. A la semaine prochaine. Tony ». Khâny sourit. Décidément, elle allait intégrer une drôle d’équipe.

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