Fanfics

Retourner aux fanfics


Le lien

SCENE 20

Dans son souvenir, Mme Rinehart restait une femme énergique, sévère et impartiale. Lorsqu’il était adolescent, il était terrifié par cette femme. Aujourd’hui, elle lui faisait pitié. Il la voyait là, le dos recourbé, les yeux débordant de larmes et son corps fin secoué par les sanglots et l’angoisse. Il s’approcha doucement.
- Mme Rinehart ?

La vieille femme se retourna tristement.
- Merci de veiller sur elle. Murmura-t-elle d’une voix encore chargée de larmes.

Tony se trouva confondu et ne sut que répondre.
- Je sais que Faith à beaucoup pensé à vous durant toutes ses années. Continua-t-elle, troublant d’avantage son interlocuteur. Elle n’en parlait pas bien sure… Elle ne parlait pas beaucoup. Mais… c’est le genre de détail qu’une mère sait à propos de son enfant…
- Mme Rinehart, puis-je vous poser quelques questions à son sujet ? Interrogea DiNozzo.

Mme Rinehart retint un mouvement de surprise. Mais Tony voulait mettre fin à ces confidences qui le mettait assez mal à l’aise ; Il se souvenait des difficultés qu’il avait eut lorsque à la fin de ses années de lycée il avait cherché à ne plus penser à Faith Rinehart. Il ne voulait pas se laisser aller, dans la situation qui était la leurs, à une émotivité qui pourrait le submerger trop vite s’il n’y prenait pas garde.
- Certains points, dans l’agression de Faith, restent mystérieux et nous cherchons encore à les éclairer. Peut-être pourriez-vous nous aider ?
- Je… Oui, bien entendu. Que voulez-vous savoir ?
- Elle a passé du temps chez vous avant son agression, n’est-ce pas ?
- En effet ; Elle est venue passer ses 15 jours de permission à la maison.
- Elle était en permission ? Voilà pourquoi elle n’était signalée manquante dans aucune des bases de l’armée… Réalisa-t-il. Vous a-t-elle parut étrange ou préoccupée ces temps-ci ?
- Euh… Non, pas spécialement. Mais elle est beaucoup sortit cette dernière semaine. Je ne la voyais pas beaucoup…
- Savez-vous où elle allait ? Ou avec qui ?

Mme Rinehart secoua la tête.
- Elle n’a rien fait de particulier avant cette semaine où elle disparaissait ? Continua Tony. Un rendez-vous ? Une rencontre ? N’importe quoi ?
- Non. Elle a passer beaucoup de temps avec Emma, sa nièce. Mais à part ça, je ne voie pas…
- Que faisaient-elle ensemble ?
- Oh, elles allaient faire les magasins. Faith la gâtait de cadeaux. Elles ont été visiter une ancienne base du coin avec mon mari, elles ont été au cinéma, au parc d’attraction… Ce genre de chose…
- Une base navale ? S’agit-il de Nexus Bay ?
- Oui en effet !

 

SCENE 27

La fourrière, où était gardée la voiture de location du Capitaine Rinehart, était située à 20 minutes à peine du Hillcrest Hospital. Gibbs y débarqua pied au plancher. Il y avait trop longtemps qu’il tournait en rond depuis qu’avait débuté cette enquête. Sa patience était à bout et il avait besoin de réponses. Maintenant !
La voiture attendait sagement dans un coin du parking. C’était un modèle familial et discret. Grise, modeste et classique. « Idéale pour passer inaperçue ! » Songea Gibbs. Il signala sa présence aux gardiens et s’attela à la tâche. A l’intérieur, c’était le capharnaüm le plus complet. Des paquets de biscuits et des canettes de jus de fruits vides traînaient sur la banquette arrière. Un livre ouvert était posé sur le siège du passager. Un sac à dos était posé, sans aucune précaution, sur le sol à côté du conducteur. Gibbs s’en empara. A l’intérieur, tout un nécessaire de femme se bousculait dans un joyeux bazar ; Il répertoria : un téléphone cellulaire (« pas de nouveau message » Nota-t-il), un jeu de clefs, un lecteur MP3, un portefeuille dans lequel il trouva les papiers d’identité de Faith Rinehart, un paquet de mouchoir en papier, un carnet et un stylo. Mais ce qui passionna brusquement l’officier du NCIS, ce fut ce qu’il sortit de sous le siège du passager. En se baissant, il découvrit une paire de jumelle et surtout un appareil photo numérique.
Gibbs sortit de la voiture d’un bond. Il saisit son ordinateur portable qui ne quittait jamais son sac de travail et y connecta sa dernière découverte. Aussitôt, une multitude de clichés, visiblement pris à différents moments de différentes journées, s’afficha sur le bureau de son PC. Sur les dernières, datée du jour où le Capitaine Faith Rinehart avait été agressé, Gibbs reconnut le Second Lieutenant Duigan. Il était accompagné d’un second personnage !

L’air furieux et inquiet, il attrapa son téléphone portable…

 

SCENE 28

Le Docteur Kidwell et Mme Rinehart étaient enfermés dans le bureau du chirurgien depuis 10 minutes déjà. Le médecin avait jugé bon d’expliquer à la mère de sa patiente ce qui touchait au cas délicat de la jeune femme.
Tony avait reprit sa place aux côtés de Faith Rinehart. Assis à sa gauche, entre la porte et elle, l’une de ses mains abîmées entre les siennes, il avait finit par s’endormir. Plus à cause de l’étourdissement que ses souvenirs faisaient résonner dans son crâne que par fatigue. Mais après tout, il n’avait par fermé l’œil de la nuit et l’inactivité lui tomba dessus comme une massue.
- Mmm !

Un timide gémissement le réveilla en sursaut à peine un quart d’heure plus tard. Son premier regard fut pour la jeune endormie.
- Mmm ! Gémit-elle encore une fois.
- Cortone ? Bondit-il brusquement.

Les paupières de la jeune femme papillonnèrent timidement, découvrant pour la première fois une paire d’œils au brun très clairs, hésitant entre le vert et le doré. Lentement, son regard encore ensommeillé rencontra celui de Tony tiraillé en espoir et inquiétude.
Un doux sourire, sans surprise, vient éclairer son visage amaigrit et ses joues pâles.
- Hey ! Le salua-t-elle dans un souffle.
- Hey ! Répondit le jeune homme en échos, le visage emprunt d’une soudaine tendresse.
- T’as une sale tête ! Fit remarquer la jeune femme d’une voix enrouée.

Tony ne put se retenir de pouffer de rire. Un rire qui bientôt se transforma en larmes de soulagement qu’il eut énormément de mal à retenir.
- Putain, tu m’as foutu la trouille ! Lui reprocha-t-il gentiment.

Il déposa un doux baiser, presque un effleurement, sur la main de sa « Belle aux bois dormant ».
La jeune femme se contenta de lui répondre par un sourire fatigué mais affectueux.
- Je vais chercher un médecin ! Annonça finalement DiNozzo en se levant.

Mais la main de la jeune femme le retint. Ses yeux s’étaient à nouveau fermés et elle déglutit péniblement.
- OK, OK ! Je reste ! Concéda Tony.

Il se contenta donc d’appuyer sur la petite alarme qui surmontait le lit d’hôpital. Il se rassit, serrant un peu plus fort les doigts fragiles qu’il couvrait de sa main. La jeune femme sembla s’être rendormit et DiNozzo se demanda un instant s’il n’avait pas rêver son réveil.
- Qu’est-ce qui se passe ? Demanda une infirmière en s’engouffrant soudain dans la chambre.
- Elle a ouvert les yeux !

L’infirmière hésita une seconde.
- J’appelle le Docteur Kidwell ! Annonça-t-elle finalement.

Elle quitta la pièce aussi subitement qu’elle y était entrée.
Tony reporta son regard sur la jeune femme. Ses paupières étaient toujours closes mais le petit sourire serein qui illuminait son visage témoignait de la parfaite conscience qu’elle avait de ce qui l’entourait.
- Je te jure que si tu me refais un coup comme ça un jour, c’est moi qui te tue ! Maugréa l’officier du NCIS.

A nouveau, il déposa un baiser sur la main de sa compagne. Le sourire de la jeune femme s’accentua. Elle rouvrit les yeux avec lenteur.
- Il faut que je… parle à un officier du NCIS… de Washington ! Murmura-t-elle difficilement.

Tony réprima un mouvement de surprise, réalisant soudain que sa compagne ignorait son brusque revirement de carrière.
- Pourquoi ? S’enquit-il.
- Je… Il faut que… Qu’ils sachent à propos d’un marine…
- A propose du Second Lieutenant Duigan ?

Cette fois, ce fut la jeune femme qui, malgré sa langueur, ne put contenir sa surprise.
- Comment… tu es au courant de ça ?
- Je suis du NCIS ! Duigan a été tué hier… Tu n’as plus à t’inquiéter.
- Vous avez eut l’autre aussi ?
- Tu veux dire « son complice » ?

La jeune femme hocha la tête dans une grimace de douleur.
- Tu sais qui c’est ? Interrogea néanmoins son compagnon.

Encore une fois, elle se contenta d’un signe affirmatif de la tête.
- Qui est-ce Faith ? Se pencha Tony.

La jeune femme eut besoin d’une minute pour rassembler ses souvenirs et reprendre son souffle. Puis elle lui murmura un nom. Tony resta un moment pétrifié. Un nouveau gémissement de douleur échappant à sa compagne le ramena à la réalité.
- Ne t’inquiètes plus de rien OK ? On se charge du reste…

Elle eut un sourire las.
- OK ! Murmura-t-elle tandis qu’elle faisait un effort visible pour parvenir à garder les yeux ouverts.

A cet instant, le Docteur Kidwell et Mme Rinehart entrèrent dans la chambre. Puisque interrompue, Faith se laissa aller à refermer les yeux. Tony s’écarta un peu du lit, laissant la place au médecin d’ausculter sa patiente, mais entre ses doigts, ceux de la jeune femme se raccrochaient toujours à lui. Cette constatation lui procura un plaisir nouveau ; Maintenant que Faith était hors de danger, savoir qu’elle tenait à sa présence à ses côtés lui fit prendre conscience de son avenir. Un avenir auquel jusque là, il n’avait jamais songé. Cette nouvelle perspective, loin de l’effrayer comme cela avait été le cas de nombreuses fois auparavant, le réchauffa d’une manière qu’il n’avait encore jamais ressentit, ou même imaginé. Il resserra l’étreinte de ses doigts sur ceux qu’il tenait entre les siens tandis qu’un sourire incontrôlé et éclatant venait chasser la fatigue de son visage.
Il dut faire un effort pour se rappeler qu’un tueur se baladait en liberté et dont il se croyait le seul à détenir le secret.

 

SCENE 29

L’Agent Andrews était absent lorsque Ducky et Kate arrivèrent aux bureaux locaux du NCIS. Ce fut donc l’un de ses collègues, plus petit et moins aimable, qui leurs permit de se connecter avec Abby.
- Alors Abby, Interrogea Ducky en voyant apparaître à l’écran l’image de la jeune gothique, tu as du nouveau ?
- Gibbs ne va pas être content, Grimaça-t-elle, mais impossible de savoir d’où provient ce bijou ! Et pourtant, je l’ai étudié sous toutes les coutures.

Elle fit apparaître la reproduction du pendentif à l’écran.
- Ce genre de figure est assez représentatif du graphisme indien alors j’ai cherché dans les réserves indiennes et les boutiques de souvenirs en plus des bijouteries habituelles mais rien ! Personne n’a put reconnaître la forme de ce pendentif…
- Hey, je reconnais cette forme ! S’exclama leur collègue local en s’arrêtant brusquement alors qu’il passait derrière Ducky.

Abby, Ducky et Kate se figèrent et tournèrent tous les 3 leurs visages stupéfaits vers l’intrus.
- Qu’avez-vous dit ? Bondit Kate.
- Euh… Que je connaissais ce symbole. Répéta l’Agent interdit.
- D’où la connaissez-vous ?
- La fillette qui a été assassinée il y a 15 jours et sur laquelle nous enquêtons portait un pendentif semblable à celui-ci lorsqu’elle a disparu…

Les 3 amis échangèrent un même regard abasourdi.
- Le médaillon de cette petite a-t-il été retrouvé ? Interrogea Ducky.
- Non. Nous pensons qu’elle a dut le perdre en se débattant ou que son meurtrier le lui a dérobé.
- Bon Sang ! Jura Abby depuis le moniteur de l’ordinateur portable. Quand je pense que j’ai passé toute la nuit à chercher ce bijou alors qu’il était juste sous notre nez… !
- Allons Abby, la consola Ducky. Tu n’étais pas là, tu ne pouvais pas savoir. Nous seuls sommes impardonnables. Quand je pense que nous avions cet indice devant nous pendant tout ce temps et qu’aucun d’entre nous n’a songer à le montrer à nos confrères de l’Ohio… Cela ne fait guerre honneur à notre fraternité ! C’est à cause de détail comme celui-là que se perdent les guerres vous savez ? Cela me rappelle…
- Qu’est-ce que cette chaînette a à voir avec l’agression sur laquelle vous enquêtez ? coupa leur nouveau compagnon.

L’Agent Todd était restée silencieuse depuis une minute. Contrairement à ses amis, ce n’était pas la découverte en elle-même qui l’interpellait à ce point mais plutôt la conclusion qui lui taraudait l’esprit depuis quelques secondes.
Elle AVAIT montré ce schéma à l’un de ses confrères de l’Ohio ! Comment était-il possible qu’il ne l’ait pas reconnut si, comme il l’avait prétendu, il enquêtait sur le meurtre de la fillette depuis tout ce temps ? ? ? Elle n’osait formuler, même en pensée, ce que cela pouvait signifier…
- Kate ? L’interpella Abby. Ca n’a pas l’air d’aller…

A cet instant, le téléphone portable de la jeune femme vibra. Plus par automatisme que mue par une réelle volonté, l’Agent Todd décrocha. C’était Gibbs !

 

SCENE 30

Faith émergea des limbes du sommeil la tête lourde et le corps engourdi. Cela faisait la troisième fois en une heure qu’elle s’efforçait de rester et éveillée et qu’elle échouait. Son seul réconfort avait été de constater qu’à chaque fois qu’elle était parvenue à ouvrir un œil, Tony avait été là. Il tournait en rond dans sa chambre d’hôpital comme un animal en cage. Mais il restait à ses côtés. C’est cette pensée qui lui donna le courage de s’extraire complètement de la fatigue qui lui brouillait encore l’esprit.
La lumière de midi, clair et aveuglante, se reflétait sur les mûrs blancs de sa chambre d’hôpital. Il fallut un certain temps à ses yeux pour s’habituer à l’agression du jour.
- Salut beauté ! Sourit Tony en constatant qu’elle s’éveillait avec la même mauvaise humeur que celle qu’il lui connaissait des années auparavant.
- Salut ! Grimaça la jeune femme.

Elle lui adressa néanmoins un sourire une fois qu’elle eut noter l’amusement qu’il mettait à constater son réveil difficile.
- Jamais tu ne bosses ? Interrogea-t-elle.
- Je veille sur toi ; C’est ça mon boulot pour l’instant…
- Comment ça ?
- Je suis chargé de ta protection. Gibbs, on supérieur, pense que ton agresseur pourrait vouloir venir te rendre visite encore une fois.
- Pour me tuer ?
- Oui.

Brusquement, le regard de la jeune convalescente s’assombrit ; Tony regretta un instant de l’avoir préoccupée en lui avouant quelle était la réalité. Elle n’avait guerre besoin de s’inquiéter dans son état.
- C’est pour ça que tu restes avec moi ? Chuchota-t-elle tristement.
- Quoi ? Sursauta Tony.
- Non, rien…

« Etait-ce pour cette unique raison qu’une ombre était brusquement venue creuser d’avantage les traits de sa compagne ? Songea-t-il stupéfait. Elle ne s’inquiétait pas du complice de Duigan mais de ses motivations à lui ? ». Il eut du mal à le croire. Mais elle était déjà ainsi adolescente ; Qu’elle soit restée la même, se préoccupant plus du présent que d’un hypothétique problème futur, lui arracha un sourire. Néanmoins, il se hâta d’aller la rassurer. Il déposa un baiser sur le front de la jeune femme. Elle tressaillit sous lui. Tony hésita entre satisfaction et inquiétude. Elle était encore trop faible pour qu’un sentiment - quels qu’il soit – vienne troublé sa convalescence.
- Je suis là parce que je le veux. Lui avoua-t-il pourtant.

Elle chercha un instant dans son regard et y trouva finalement la réponse qu’elle semblait attendre ; Elle eut un doux sourire puis ferma les yeux à nouveau dans un soupir rassuré. Mais son sourire se transforma brusquement en un rictus de douleur. Tony la vit se crisper pendant une interminable minute. Puis finalement, sa respiration retrouva un rythme normal.
- Tu veux que j’appelle le Docteur ?

La jeune femme secoua la tête.
- C’est passé…
- Est-ce que… Est-ce que ça fait très mal ? S’enquit Tony presque gêné.
- C’est peut-être le bon moment pour entamer la brillante carrière de droguée dont j’ai toujours rêvé… Sourit-elle non sans malice.

Tony lui rendit son sourire.
Cependant, la culpabilité qu’il éprouva à ressentir de tels petits bonheurs en un moment pareil, ranima en lui l’inquiétude qu’il éprouvait pour ses collègues. Il avait tenté de joindre par deux fois déjà Kate et Gibbs sur leurs portables mais à chacune de ses tentatives, il avait trouvé les lignes occupées. Et ne pouvant quitter cette chambre d’hôpital (ce dont il n’était même pas sur d’avoir envie), il restait dans l’ignorance totale de ce qui se passait pour ses amis. C’est cela qui le rendait furieux !
- Qu’est-ce qu’il y a ? S’inquiéta Faith devant l’air défait de son compagnon.
- Rien ! Tenta-t-il de sourire.
- Tu n’as jamais su mentir Tony…
- Je n’arrive pas à joindre mes collègues. Avoua-t-il finalement. Ils sont tous à la recherche d’un mystérieux complice, je sais qui il est et je ne parviens pas à leurs transmettre l’information…
- Et c’est rageant ? Murmura la jeune femme, consciente de la frustration de son compagnon.
- Oui. Admit-il.
- Tony, je suis capable de me défendre tu sais. Bon, je sais : c’est pas flagrant dans l’état actuel des choses mais… Vas-y ! Vas aider tes amis à mettre ce salopard sous les verrous !
- Non, hors de question que je te laisse sans défense ici…
- Alors laisses-moi de quoi me défendre.

 

SCENE 31

Lorsque Kate raccrocha, tout son visage reflétait la détermination qui était la sienne ; Gibbs venait de confirmer ses suppositions. Il se précipitait ici. Que l’homme qu’ils recherchaient depuis 2 jours puisse avoir été à leurs côtés pendant tout ce temps le faisait enrager ! Gibbs détestait être mené en bateau. Cela heurtait sa fierté et le mettait d’une humeur épouvantable. Mais étrangement, à l’autre bout du fils, il avait semblé à Kate qu’il était plus inquiet que furieux. Il savait que Ducky et elle était probablement aux côtés de ce tueur et s’inquiétait pour eux… C’est du moins l’intuition qui poussa Kate à vouloir prouver qu’elle était digne de travailler avec lui, qu’elle pouvait arrêter leur suspect ou, au moins, ne pas leurs faire perdre plus de temps. Elle prit donc l’initiative d’aller interroger ses collègues du NCIS.
Il n’y avait que 4 Agents dans ce détachement en Ohio du NCIS. L’un était l’Agent Andrews, les 3 autres étaient quasiment inconnus de la jeune femme. Lorsqu’elle sortit du bureau privé dont Ducky et elle avait prit possession, seul l’Agent qui avait fait la remarque à propos du bijou quelques minutes plus tôt était encore dans les locaux.
- Où sont passé vos collègues ? S’enquit Kate aussi naturellement que possible.
- Partis étudier une nouvelle piste à Lakewood. Lui répondit sèchement le petit homme.
- Et l’Agent Andrews ?

Cette fois, il se contenta de hausser les épaules.
Pendant une seconde, Kate se demanda si son interlocuteur n’était de mèche avec le Second Lieutenant Duigan lui aussi. Elle se ressaisit rapidement. « Ne pas sombrer dans la parano ! » S’ordonna-t-elle mentalement.
- Lequel des bureaux est le sien ?

Son interlocuteur releva brusquement la tête, surprit par la question qui venait de lui être posée et ce qu’elle pouvait laisser deviner.
- Pourquoi ? Questionna-t-il.
- Un détail à vérifier…

L’homme l’étudia du regard un instant mais Kate refusa de détourner les yeux. Lui signifiant son impatience par un soupire las, elle redressa la tête.
- C’est celui là ! Finit par lui indiquer son confrère en désignant l’un des 4 bureaux qui occupaient la pièce principale.

Kate enfila une paire de gants sous les yeux stupéfaits de son compagnon et commença une fouille minutieuse des tiroirs.
- Mais qu’est-ce que vous cherchez ? S’exclama-t-il.

Il s’apprêtait à s’interposer lorsque Ducky surgit à ses côtés et le stoppa d’une main amicale posée sur son épaule.
- Laissez là faire son travail mon ami ! Sourit-il aimablement.
- Mais… Mais… Bégaya le pauvre homme sans pouvoir énoncer un autre mot.

Kate eut beau fouiller chaque tiroir, en sortir chaques dossiers et ouvrir chacun des classeurs qu’elle y trouva, elle ne découvrit rien qui puisse étayer la conclusion à laquelle ils étaient parvenus. Elle secoua la tête avec découragement. Le fait que l’Agent Andrews n’ait pas fait remarquer qu’il existait un lien entre le Capitaine Cortone et l’assassinat de la fillette ne constituait pas une preuve suffisante pour l’envoyer à Leavenworth. Pas plus que les quelques photos que Gibbs avait découvertes sur la carte mémoire de l’appareil numérique de la jeune femme. Elle secoua la tête avec découragement.
Elle se releva du bureau d’Andrews.
- Tu n’as rien trouvé d’intéressant ? S’enquit Ducky avec sollicitude.
- Non, tout semble normal.
- Mais enfin, à quoi est-ce que vous vous attendiez ? S’écria leur collègue.
- N’avez-vous rien remarquer d’étrange dans le comportement de l’Agent Andrews depuis le début de votre enquête ? Interrogea Kate en guise de réponse.
- Non. Bien sur que non ! Allez-vous, oui ou non, me dire ce qui se passe ?

Non, Kate ne le lui dit pas ; Elle se tourna à nouveau vers le bureau du suspect. Mais elle l’avait déjà fouillé et rien ne s’y dissimulait. Que pouvait-elle donc faire de plus ?
- L’Agent Andrews est partit avec sa voiture, je suppose ? Interrogea-t-elle.
- Je n’en sais rien ! S’exclama son collègue. Et je ne vous dirais plus rien jusqu’à ce que vous me disiez enfin à quoi correspond tout ça…

A cet instant, la porte de l’Agence s’ouvrit. L’Agent Andrews pénétra dans les bureaux et le même sourire aimable que celui qu’il avait toujours affiché étira ses lèvres lorsqu’il constata que Caitlin était présente.
- Agent Todd, comment allez-vous ? La salua-t-il en se dirigeant vers son bureau.

Mais il se figea bientôt. Tous les regards étaient obstinément posés sur lui et personne ne daignait répondre à son salut. De plus, il réalisa la seconde suivante que son bureau était sans dessus dessous. Un éclair dans ses yeux fit réaliser à Kate qu’il venait de comprendre ; Il avait été découvert ! Elle tenta néanmoins de garder son calme et de faire comme si de rien était. Il ne fallait pas précipiter sa fuite…
- Bonjour Agent Andrews !

Il la dévisagea un moment. Puis il dévisagea son collègue, puis Ducky.
Alors, il s’élança brusquement vers la sortie. Kate s’interposa mais elle n’eut pas le temps de brandir son arme que déjà, il lui saisissait le poignet, la désarmait et lui tordait violemment le bras derrière le dos. Il la maintint sous son contrôle d’un bras et de l’autre braqua son revolver contre la tempe de son otage.
« Et merde ! Jura l’Agent Todd intérieurement. Comment pouvait-elle avoir été suffisamment stupide pour s’approcher ainsi d’un suspect armé ! ». Par ailleurs, l’Agent Andrews avait une force insoupçonnée dans sa poigne. Elle avait beau s’agiter, elle ne parvenait pas à s’en défaire…
Il traîna la jeune femme vers la sortie.
- Si l’un de vous bouge, je la descends ! Grogna-t-il en poussant de son dos, la porte battante de l’Agence.

Et c’est ainsi que Andrews et Kate disparurent derrière le panneau de bois.

 

SCENE 34

Gibbs arrêta sa voiture dans un violent crissement de pneus. Il bondit de son véhicule juste à temps pour voir Andrews sortir des bureaux locaux du NCIS à reculons, Kate prisonnière entre ses bras. Il sortit promptement son revolver.
- Mains en l’air ! Ordonna-t-il en brandissant son arme.

Prit par surprise, l’Agent Andrews fit volte-face.
- Lâchez votre arme Gibbs ! Hurla-t-il. Ou je descends l’Agent Todd.

Gibbs hésita.
- Lâchez votre arme, répéta Andrews. Je ne voudrais pas avoir à tuer quelqu’un.
- De la même manière que vous avez épargné le Capitaine Cortone ? Répliqua l’ancien Sergent. Allez, ne faites pas l’imbécile Andrews. Laissez partir l’Agent Todd !
- Ce qui est arrivé à Cortone est entièrement de sa faute ! C’est elle qui l’a cherché ; Elle a tout gâché !

Cette fois, l’Agent Andrews semblait avoir perdu tout contrôle. Ses yeux écarquillés reflétaient de la démence pure. Il hurla comme un forcené et secouait son arme et Kate, comme s’il avait put leurs faire entendre raison plus facilement ainsi. Mais, prisonnière de ses bras, Kate encombrait ses mouvements et il trébucha. La jeune femme profita de cet instant de chance pour se dégager de son étreinte et éloigner sa tempe du canon menaçant de l’arme. Elle s’abaissa et d’un mouvement brusque, envoya son coude dans le ventre de son ravisseur. Mais l’homme, loin de se laisser démonter par cette attaque surprise, réagit immédiatement et bouscula Kate. La jeune femme dévala les quelques marches qui menaient à la porte d’entrée de l’Agence. Gibbs se précipita en bas des escaliers et amortit la chute de la jeune femme de son propre corps. Le choc les assomma tous les deux momentanément.
Le temps qu’ils récupèrent leurs esprits et passe outre les courbatures qui freinaient leurs réactions, l’Agent Andrews leurs était passé sous le nez et s’engouffrait dans la voiture de Gibbs. A travers la vitre de la voiture, il vida son chargeur sur ses deux poursuivants. L’ancien militaire eut juste le temps de rouler sur Kate, la protégeant et l’entraînant avec lui loin des coups de feu.

Lorsqu’ils se relevèrent, la voiture disparaissait au coin de la rue.
- Et merde ! Jura Gibbs.

 

SCENE 35

Tony pénétra dans l’Agence quelques minutes plus tard. A l’intérieur, le tableau qui s’offrit à lui le figea de surprise. Kate, assise sur l’un des bureaux, était couverte d’égratignures. Ses cheveux étaient en désordre et son tailleur pantalon beige était déchiré et tâché. Ducky s’occupait de soigner délicatement ses blessures. A côté d’eux, Gibbs était sensiblement dans le même état. Exception faite que son visage affichait une colère et une détermination qui ne présageait rien de bon tandis que celui de la jeune femme ne reflétait que honte et tristesse.
- Mais… Qu’est-ce qui s’est passé ? S’étonna-t-il en se précipitant auprès de Caitlin avec inquiétude.
- DiNozzo ! Hurla Gibbs. Qu’est-ce que tu fou là ?
- Faith s’est réveillée ; Je sais qui est le complice du Second Lieutenant Duigan…
- Nous aussi ! Continua de crier son supérieur. Ce ne nous dit pas pourquoi tu as quitté ton poste !
- Mais… Euh… pour vous le dire ! Comment vous l’avez su ?
- Tu as laissé le Capitaine sans protection ? Est-ce que tu n’es pas malade ?
- Mais Jethro, Intervint doucement Ducky, tu ne crois pas que maintenant qu’il a été identifié, l’Agent Andrews va plutôt chercher à s’enfuir ?
- Je n’en sais rien ; Je ne sais même pas pourquoi il a prit Kate en otage, ou pourquoi il a tenté de tuer Rinehart… On ne sait rien de cette affaire et l’une des 2 seules personnes qui pourraient nous éclairer est à présent sans protections !
- Andrews a prit Kate en otage ? S’inquiéta Tony autant pas sollicitude que pour éviter d’affronter la colère de son supérieur.
- Elle va bien. La rassura Ducky. Juste quelques égratignures…

Ce qui n’empêcha pas DiNozzo d’aller s’assurer auprès de l’intéressée que tout allait effectivement bien.
- Est-ce que ça va ? S’inquiéta-t-il devant l’air défait de la jeune femme.
- C’est de ma faute s’il a réussit à s’enfuir. Avoua-t-elle la tête basse, d’une voix chargée de larmes.
- Ne soit pas stupide ! S’énerva Gibbs. Il se serait probablement enfuit bien plus tôt si tu n’avais pas été là pour le retenir…

Tony et Ducky échangèrent un sourire discret ; Tous 2 connaissaient suffisamment bien Gibbs pour savoir que c’était sa manière à lui de consoler la jeune femme. Celle-ci, plus touchée par cette marque de reconnaissance que par n’importe quels reproches qui auraient put lui être imputée, retenu avec difficultés les larmes qui lui brouillaient la vue. Gibbs détourna les yeux, comme s’il n’avait pas noté la soudaine chaleur qui entourait leur groupe.
- Tu crois vraiment que l’Agent Andrews pourrait vouloir s’en prendre à nouveau à Faith ? S’inquiéta finalement Tony, ramenant les 4 compagnons à la réalité.
- Ce serait stupide de sa part ! Admit Gibbs. Mais vu l’état d’esprit dans lequel il était en s’enfuyant, il ne vaut mieux pas prendre de risques.
- J’y retourne alors ! Lança Tony en s’élançant vers la sortit.

Mais au moment où il franchissait la porte de l’Agence, son téléphone sonna. Il stoppa net sa course tandis un nœud apparaissait brusquement aux creux de son estomac. Il décrocha.

 

SCENE 36

Faith, l’esprit encore embrouillé par la fatigue et les analgésiques, luttait difficilement contre cette torpeur lancinante qui pesait sur ses yeux et sur son esprit. Elle avait renvoyé sa mère chez elle quelques minutes plus tôt, inquiète pour elle à l’idée que l’homme qui l’avait conduite ici puisse s’en prendre également à elle. Mais à présent qu’elle se retrouvait seule dans sa chambre d’hôpital, le silence insoutenable lui oppressant les oreilles, elle regrettait d’avoir laissé Tony s’éloigner d’elle. Elle l’avait déjà regretté 15 ans auparavant bien que les raisons en aient été différentes. A leurs sorties du lycée, c’était cette terreur de l’engagement qui l’avait éloigné de l’homme qu’elle aimait. Aujourd’hui, c’était cette peur inverse, de ne plus le revoir, qui lui broyait la poitrine. Qu’elle ne se sente pas capable de se défendre par ses propres moyens accentuait encore son malaise.
Ses pensées divaguaient ; Elle se contraint mentalement à s’accrocher à la réalité…

Puis brusquement, des exclamations et des cris, chahut de terreur et de panique, s’élevèrent du couloir. Et Faith sut ! Elle sut qu’il venait vers elle. Cet homme au regard si honnête qu’il en devenait terrifiant, reflétant la même lueur que celle du couteau qui avait percé sa chair. L’image de DiNozzo s’imposa dans son esprit. La peur disparut, laissant place à la certitude qu’il lui fallait garder la tête froide. Ses doigts se resserrèrent sur la crosse, déjà humide de sueur, du revolver que Tony lui avait laissé. L’arme dissimulée sous les couvertures, elle n’avait plus qu’à attendre.
L’attente ne fut pas longue ; Quelques secondes seulement après que les premiers cris aient retentis, l’ombre d’un homme apparut dans l’encadrement de la porte. Sa respiration, haletante comme celle d’un bœuf essoufflé, emplissait douloureusement le silence de la chambre. Ses mains tremblaient. Dans l’une d’elles, un revolver plongeait l’ombre de son bras. Puis il fit un pas en avant et son visage entra dans la lumière. Et la convalescente retrouva le même regard fou que celui qu’elle avait entr’aperçu les secondes précédentes le premier coup de poignard. La jeune femme sentit sa propre respiration devenir difficile et son cœur se serra si brusquement qu’elle crut un instant qu’il allait imploser. Mais de toutes ses forces, elle se raccrocha à l’arme de Tony. Une fois déjà, l’homme qui lui faisait face avait eut le dessus sur elle. Il était hors de question qu’elle soit sa victime une seconde fois… ! Elle ne serait plus jamais une victime…
- Votre faute… Souffla l’homme. Tout est de votre faute… Tout allait très bien avant votre arrivée… Tout marchait très bien… Et vous… Vous… Vous avez tout gâché ! Vous et cette stupide gamine… Votre faute…

Son bras se tendit vers la forme immobile de la convalescente. Le canon du revolver apparut devant les yeux humides de larmes du Capitaine Rinehart. Des larmes non de détresse mais de tristesse. L’homme qui lui faisait face était lamentable et jamais elle n’aurait souhaité une telle lâcheté à personne. Sous le drap, ses doigts dirigèrent l’arme de Tony vers l’homme. Puis, ses couvertures se déchirèrent. Elle avait appuyer sur la détente…

 

SCENE 37

- Vous nous expliquez ? Pria Gibbs 6 heures plus tard.

Faith Rinehart retint un sourire amer. Toujours étendue sur son lit d’hôpital, ses parents et l’équipe du NCIS à ses côtés, elle réalisa qu’ils attendaient tous des explications.
- La semaine dernière, mon père et moi avons emmener Emma, la fille de mon frère, visiter la Base de Nexus Bay. C’est là que j’ai fais la connaissance du Second Lieutenant Duigan. Il venait de faire tomber un pendentif. Ce pendentif, je le reconnus : Je l’avais vu, le matin même, au coup d’une fillette en photo dans le journal. L’article joint disait qu’elle avait été assassinée peu de temps auparavant. La réaction pleine de défiance du Second Lieutenant lorsqu’il a constaté que j’avais vu le bijou m’indiqua qu’il devait connaître cette similitude. J’ai joué les innocentes, celle qui n’avait pas la moindre idée de l’importance de ce médaillon…
- Et il vous a laissé partir ? S’étonna Kate.
- Je peux être une très bonne actrice quand je veux… Sourit le Capitaine Rinehart.
- Et ensuite, vous l’avez filé. Reprit Gibbs.
- Je l’ai filer, j’ai fouillé sa maison, j’ai posé des questions… pour finalement découvrir que le Duigan se livrait au trafique de drogue. Il se servait du sous-marin pour cacher ses paquets et des sorties qui se faisaient chaques semaines dans le lac Erie pour y larguer sa marchandise. Je suppose que les colis devaient être récupérés par un complice qui faisait passer la drogue au Canada…
- Pourquoi ne pas avoir nous l’avoir dit ? Lui reprocha doucement sa mère.
- Au début, je n’étais sure de rien. Après tout, ce n’était qu’un bijou… Puis j’ai découvert un sac d’argent chez Duigan lors d’une de mes visites mais j’ignorait sa provenance. Et lorsque j’ai commencer à comprendre, j’ai découvert qu’il était lié à Andrews et au NCIS… Après ça, je ne savais plus en qui je pouvais avoir confiance ; J’ignorais que Tony avait changé de carrière !
- Et que s’est-il passé le soir de votre agression ? Reprit Gibbs.
- J’avais suivit le Duigan et Andrews jusqu’à l’entrepôt. C’est là qu’il dissimulait leurs paquets avant de l’embarquer dans le sous-marin. Et ils m’ont surprise…

La mère de la jeune femme serra la main de sa fille entre les siennes, les yeux pleins de larmes. Son père, revenu un peu plus tôt de Norwalk avec une description très approximative de l’Agent Andrews, posait sur sa fille un regard à la fois fier et furieux. Ce dernier sentiment, Gibbs le comprenait parfaitement. La jeune femme, malgré son courage, avait été inconsciente et téméraire. Cela avait faillit lui coûter la vie ! Ducky, lui, était ravi pour tous : La Demoiselle était charmante, courageuse et intelligente. Il était rassuré de savoir qu’il ne la verrait pas sur sa table d’autopsie ! Kate quant à elle restait admirative. Le fait que le Capitaine Rinehart ait dut se débrouiller seule sur cette affaire faisait qu’elle respectait la jeune femme. L’image d’une héroïne tragique qu’elle associait à l’amour perdu de Tony faisait qu’elle l’appréciait déjà… En fait, tous étaient plutôt heureux. L’histoire était terminée et tout finissait bien. Tous entouraient la jeune femme sauf DiNozzo. Lui se tenait volontairement à l’écart…
- Et quel est le lien entre votre enquête et le meurtre de la fillette du journal ? Reprit Gibbs.
- En interrogeant les proches de la petite fille, j’ai apprit qu’elle avait été visiter Nexus Bay la veille de sa disparition. Je suppose qu’elle a surprit Duigan avec la drogue à un moment ou à un autre de la visite… Mais je n’ai aucune certitude !
- Nous n’avons toujours pas retrouvé son pendentif …
- Alors là, je ne peux rien vous apprendre. Avoua Faith. La dernière fois que je l’ai vu, c’est quand je me battais contre l’Agent Andrews. Je le lui ai arraché et le médaillon volait dans les airs…
- Ils l’auront sûrement jeté quelque part… Supposa l’Amiral Rinehart.
- Probable… Répondit Gibbs d’un air absent.

 

SCENE 38

En quittant la chambre d’hôpital du Capitaine Rinehart, Gibbs avait entraîné Kate et Ducky à l’entrepôt. Depuis sa conversation avec la jeune femme, une idée lui taraudait la tête et il ne voulait pas quitter Cleveland sans l’avoir vérifiée. Le bâtiment était le même, rien n’avait bougé. Il entra, saisit la chaise sur laquelle ils avaient découvert l’officier Kane faisant sa sieste 2 jours plus tôt, la plaça à côté d’une colonne et grimpa dessus.
- Bingo ! S’écria-t-il.

Il sortit de sur la poutre un petit pendentif en forme d’aigle. L’éclat du soleil couchant se refléta dessus lorsqu’il le brandit en avant pour le montrer à Kate et Ducky. Tous deux levaient vers lui un même regard stupéfait.

 

SCENE 39

L’Amiral et sa femme s’étaient esquivés, un sourire amusé sur les lèvres, laissant leur fille et Anthony à l’intimité dont ils avaient besoin. Mais depuis, un silence chargé avait envahit la pièce... Faith Rinehart offrait pour un observateur étranger le même tableau navrant que celui que Ducky et Kate avaient découvert 2 jours plus tôt. Mais pour ses parents ou Tony, le petit sourire ironique qui apparaissait à travers ses blessures montrait à quel point son état s’était amélioré en une seule journée. Si elle ne pouvait toujours pas bougé (le Docteur Kidwell le lui avait formellement interdit !), elle avait néanmoins retrouvé toute sa capacité à percevoir le monde. Mais DiNozzo, lui, était loin d’afficher le même sourire satisfait. En fait, depuis que toutes menaces avaient été écartées, il semblait furieux contre la jeune femme.
- Tony, Dis quelque chose ! Supplia finalement sa compagne dans un soupire usé.
- Tu aurais put te faire tuer avec ton petit jeu… Explosa-t-il enfin.

Elle sourit.
- J’étais consciente des risques tu sais ?
- Oui, je sais : tu es toujours consciente des conséquences. Ca ne semble pas avoir beaucoup changé en 14 ans. Mais les risques que tu prends ne te concernent par uniquement ; Tu as pensé à tes parents, à ton frère, aux gens qui t’aiment… ? Si tu étais morte – ce qui a bien faillit arriver – ce sont eux qui seraient restés à te pleurer…

La jeune femme retrouva son sérieux. Elle savait ce que les paroles et la colère de DiNozzo signifiait ; Il avait été inquiet. Aussitôt, elle culpabilisa de sa légèreté…
- Je suis navrée Tony ! S’excusa-t-elle.
- Je sais ! Soupira-t-il.

Sa colère était retombée ; A présent, il n’était plus que fatigué. Il alla s’asseoir aux côtés de la jeune femme.
- Qu’est-ce qu’a dit le Docteur Kidwell ? S’enquit-il doucement.

Les yeux de Faith devinrent brillants de larmes. La gentillesse de Tony avait toujours eut cet effet là sur ses nerfs. Elle secoua la tête, chassant de son esprit l’émotion qui la submergeait… Tout cela datait de si longtemps…
- Que je survivrais. C’est déjà ça… Sourit-elle tristement.
- Et ? Devina DiNozzo.
- Que je ne pourrais plus jamais piloter un F16. L’un des coups de poignard a fragilisé mon muscle cardiaque. Ce serait trop risquer subir la pression d’un décollage…

A nouveau, ses yeux s’inondèrent de larmes ; Voler avait été toute sa vie depuis que son père l’avait placé dans un cockpit alors qu’elle n’avait que 7 ans. Elle ignorait ce que sa vie allait être une fois qu’elle serait sortit de l’hôpital. Tony prit sa main et immédiatement, ses larmes redoublèrent.
Mais bientôt, les sanglots devinrent trop douloureux. Ses blessures s’étiraient et à l’intérieur, elle sentait ses hoquets la déchirer. Elle s’efforça de se calmer avant de finalement tourner un sourire navré vers son compagnon. Tony avait les yeux brillant lui aussi. Il n’était pas habitué à voir Faith dans un tel état. Dans ses souvenirs, elle était cette adolescente un peu garçon manqué, entière, passionnée, franche… Il doutait qu’elle ait beaucoup changé et savait qu’en conséquence, elle devait souffrir de son incapacité à faire ce que bon lui semblait...
- Tu rentres à Washington ? Finit-elle par demander en détournant les yeux.
- Oui, demain matin par le premier vol…

La jeune femme se contenta d’acquiescer de la tête. Mais ils avaient l’un comme l’autre la même tristesse sur le visage. Et brusquement, cette constatation les rassura. Ils sourirent.
- Tu me fais une place ? Sourit Tony en venant s’étendre aux côtés de la jeune femme.

Elle s’écarta un peu et il posa un bras sur elle. Ses paupières se fermèrent et il s’endormit bientôt. « Après tout, songea Faith Rinehart dans un sourire heureux, il n’avait pas fermé l’œil depuis 48 heures pour elle… » Et elle s’endormit à son tour.

Même les infirmières qui vinrent vérifier sa perfusion quelques heures plus tard n’osèrent les réveiller tant ils avaient l’air serein…

 

EPILOGUE.

- Alors, comment va-t-elle ? S’enquit Gibbs alors qu’ils patientaient tous dans l’attente du décollage.
- Il lui faudra certainement de nombreuses semaines pour pouvoir reprendre une vie normale mais… je crois que ça va…

Tony arborait un sourire gêné.
- Tant mieux… Sourit Gibbs amusé.

Seule Kate fronçait les sourcils. La romantique qu’elle était ne comprenait pas ; Elle était pourtant certaine que, cette fois, Tony était sincère et qu’il était toujours attaché à la jeune femme…
- Je ne comprends pas. Avoua-t-elle finalement à Tony. Pourquoi tu ne restes pas encore un peu ici ? Tu pourrais être auprès d’elle.

Gibbs haussa un sourcil amusé.
Le sourire de DiNozzo s’accentua.
- Plus rien ne presse maintenant. On a tout notre temps…

 

***********************************************************
*********************************************
********************************
*******************
******
X

Fin !

Optimisé pour Mozilla Firefox , compatible avec Opera, Internet Explorer 5.0 et +, Flash 6 et +
Toute reproduction partielle ou totale du site est interdite sauf autorisation de Nefret
Disclaimer : NCIS and its characters are the property of Belisarius Productions and Donald P. Bellisario, Paramount Pictures and CBS. This site is not intended to violate any copyrights they have and is not intended for profit in any way, shape or form. It is meant to be a respectful tribute to the show and its actors and characters.
NCIS-fr © Copyright 2004-2007 -- Tous droits réservés à Nefret